PLAT. Phædr
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De plus, comme ils vont rouler partout, ils tombent entre les mains d’une foule de lecteurs incompétents et multi lat la fausse science au profit de l’orgueil. « 0 Thenth | vas te faire un grand nombre de disciples inexpérime
, tu et ceux-là se croiront remplis de sci | ms ΒΝ ἸΏΡΗΒ de science, tandis qu’en réahté ce ne seront que des ignorants très difficiles à vivre : ta découverte produira des sophistes, non ἐν sages 1, ο Supposé d’ailleurs que les écrits puissent Fe ner des idées précises, il leur manque encore quelque chose d’essentiel. Ce qui sert véritablement à l'homme ῶ ΜΝ les convictions qui pénètrent jusqu’au fond FE être, qui le faconnent tout entier à leur ressemiblance et se traduisent au dehors par l’amour dominant du ΘΑ Or de telles convictions ne viennent pas des livres ne n écrit pas dans les âmes avec une plume 3. Il en : très différemment de l’enseignement oral. Le maître ” Lens pas ses pensées à l’inexpérience du public: il choisit ses auditeurs et les initie par degrés aux mystèresde lascience : il expose, distingue, explique et réplique jusqu’à ce qu’ils aient acquis l'intelligence adéquate de la vérité. Toujtnss lumineuses, ses idées passent aussi toutes vivantes de si âme à l'âme de ses disciples et s’y développent comme des germes que l’on jette en un sol fécond et bien préparé ; À quoi servent donc les livres ? ils sont pour le πω homme « un moyen de se souvenir de ce qu'il sait déjà »1, et pour le vieillard un noble amusement 5 | La conclusion est sévère; et pourtant il est difficile d'y voir un simple jeu d'esprit, comme l'ont prétendu certains auteurs. Elle représente une idée de fond: la μνῶν c'est que Platon l’exprime à nouveau vers la fin des in + PLAT., Phædr., 274-275, 2. Id., Ibid., 276b-<.
. Id., Ibid., 276-2772,
. Id., Ibid., 275, . Id., Ibid., 276û-,
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