‹ Platon [microform]Chapitre 51 sur 287 · Ἧ LA · texte numérisé non relu

Ἧ LA

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γποῖθθ. « Il est inutile, re plus concise. « Iles 16 ‘ manière plus bien que d’une

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s livres »; ils n'en peuutile de dire ces choses dans des livres » ; 18 Ν 2e mi ee ΞΕ; ; inexacte et inintelligible t donner qu’une expression inexacl et inintelli vent donne 5. ΟΣ sas A Le ΜΕ es ‘ (Ye ‘ ee.

à ceux dont l'âme n y est pas preépal | : i découle à, c'est que, La conséquence qui découle de là, cest q > εἶα | | | cuère été pour se:

Dhèdre. les dialogues de Platon n ont guere € ᾿ εν + ls qui pouvaient leur

à partir du

disciples que des sortes de manue

Le

S ἢ NA O'AC e l’éit moins, dans les mêmes ouvrages, d « J 4

ἢ s'agisse | Ds le La fin des

3 ce . Ne 297 iter ] eco e. AC ἐ rer l'inviter à fréquer

clairer que de

| ) τ semble Lois est manifestement protreptique. Platon ; “HR | » vous instruiront pas par li x lecteurs : mes livres ne vous instruiront pas pi dire aux le S © e

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ème pour le Phèdre, comme l’a remarqué Lutosk ᾿ es e C odèle

Si Platon se donne dans cet ouvrage comme un τ

; ; és | 1e 1 δ - op 14 rnetol’éloquence ὃ s’il v met tant de soin à fonder la

d’éloc 23, s1l3

coup plus de bienveillance qu'ailleurs eee mb et les poètes 5, s’il insinue vers js fin νὰ -" Θὰ rs soin de s'élever plus haut et de faire de la ” à Ως " ans acquérir la plénitude de son talent, c'est sans dou

( 1 ] € ni SSC | { {ti ( ἃ | ( ( 16 [9 ( ( | S { Ϊ plus -- € nd | à dite urs À « ι * Ï > men h ͵ - Φ ΜΝ nn | 4 se Le ι ᾿ , Ψ 8 (

. 968d-e, ». Loc. cil., 346.

trouvent d’avoir une part de vérité : il y avait un enseignement ésotérique. Mais il faut se garder d’e

ἢ exagérer la nature et de croire qu'il portait sur

une doctrine substantiellement différente de celle des dialogues.

Il était plus technique et moins mélangé de

mythes que l'enseignement écrit ; l'élément rationnel

s'yaccusait d'une manière à la fois plus continue et plus nue. Peut-être a réserve dont quelques dialogues nous donnent des indices.

dans le Cratyle, prend soin de prévenir He ne faut pas s’aventurer ἃ parler de

aussi n’avait-il pas sur certains points 1

Socrate, rmogène qu'il 5. dieux en eux-mêmes, que le meilleur moyen de n’encourir

aucun reproche, c’est de se borner sur leur compte

à l'opinion commune !. On trouve une pensée analogue au commencement du Ph;lèbe : « J'ai toujours, dit Socrate, au suje

t des noms des dieux, une crainte au-dessus de toute

5. les craintes humaines ; et, dans le cas présent, je donne à Vénus le

nom qui lui plaira davantage ?. » Vers

les premières pages du Phèdre, la question se pose de savoir ce qu'il faut penser de l’enlèvement d'Orithye ; et Socrate hasarde une interprétation naturaliste de cette lé tôt 1] s’arrête en disant que ce genre de problèmes est étrangement difficile et qu'il y ἃ quelque prudence à n'y pas insister. Mieux vaut suivre l’oracle de Delphes, mieux vaut chercher à se connaître soi-même; d'autant que c'est là une tâche déjà bien assez complexe 8. On voit aussi, dans le Timée, que Platon est à la gêne, lorsqu'il parle de ces demi-dieux dont les chefs des grandes familles de l’Attique se disaient les descendants. « .. I] est au-dessus de notre pouvoir, écrit-il

ironie, de connaitre et d'expliquer leur

gende. Mais bien-

avec une certaine origine... Mais le 1. 399%-401*,

; des dieux, bien de ne pas ajouter foi aux enfants des dieux,

que leurs récits n'aient ni certitude ni a ? πὰ qu’ils prétendent raconter l’histoire de leu dé τε Ἢ la coutume et les en croire”. » EL de comprennent. Athènes était suscepde ses traditions religieuses ; elle y les avait défendues avec

moyen

nous devons suivre telles réticences se tible à l’endroit tenait comme à sa propre vie et impitovable sévérité. | D. différences d’allure n'entrainalent care divergence de fond. Platon exposail dans ses nes “ Line que renferment ses dialogues. Le ee ei pa al n’était pasde donner une philosophie nou

nement or | 5 οὐ ρρρ x à présenter d’une manière plus didac

velle : 11 consistait a | | ( >» “δ 11e tique plus intime et plus indépendante la philosopli 1 1 ς mème de l’enseignement écrit -. :

| s appr ‘examen des Voilà ce que nous apprend l’exar ue Platon: et celles d’Aristote témoignent dans le même sens. [ VAS re À e ; | | | ᾿ ñ aissait à fond la doctrine de son maitre

œuvres de

Aristote, qui conn | js nage a critiquée avec tant de rigueur et de persistance,

et quil D ΒΕΆΘΟΥ ὁ ἘΞῸΝΝ amais entrevoir qu'il ait affaire à deux philoso € ai; ” ;

> laisse je . ue indifféremment dans si lecons ΜΉΝ et dans les dialogues ce qu'il croit être la pensée Platon 3. Quelle meilleure preuve en ἔανοος de ds ᾿ fondamentale des deux enseignements! Si elle n'eût ἐπ existé, si même elle eût été tant soit peu contestable, l

di à + Ge: D Ων Stagirique ne se serait-il pas fait une fète de la signal k € e

comme une objection nouvelle ?

| Â ut l'œuvre à la- On voit mieux maintenant quelle fut l’œuvre | εἶ. oasis ñe. Disciple et admiraquelle Platon dévoua sa longue vie Ι

1, 4Od-e, 2 - ΤῊ d PTT ᾿ seD- 9. C’est même dans ce sens surtout que témoignerait le passage de la 861

ue

tième lettre cité un peu plus haut.

3. M. P. Bovet l'observe avec justesse dans sa thèse sur Le Dieu de

Platon, p. 24, F. Alcan, Paris, 1903.

teur de Socrate, il résolut, comme lui, de travailler à la restauration politique et sociale d'Athènes 1, sans se mêler personnellement des affaires publiques ? : son œuvre fut éminemment patriotique par son but, en même temps qu'humaine par sa portée. Etle moyen principal auquel il eut recours pour mener à bien cette tâche difficile, ce ne fut pas de remuer l'opinion publique par des écrits : il sentit très vite que les livres ne pouvaient avoir qu'une action superficielle; et l'expérience ne fit que le confirmer dans sa manière de voir. Il ne se contenta pas non plus, comme son maître, d'aller dialoguer un peu partout, sur les places de la ville, dans les ateliers des artistes et les boutiques des marchands: ce mode d'influence lui parut avoir le grave inconvénient de s'exercer au hasard et de manquer de suite, Platon fonda

1. C'est ce qu'atteste assez nettement la composition de la République et des Lois, les deux ouvrages les plus considérables de Platon et qui forment comme le centre de tous ses autres écrits. Le même fait résulte avec une plus grande précision de la fin du livre V de la République (473° et 544.) et des livres VI et VII du même dialogue. D'après ces passages, c’est par la dialectique que le sage se forme; et cette formation n’a pas un but simplement théorique ; elle est une préparation au gouvernement : son aboutissant naturel est la politique (V. partic. V, 473 ce: VI, 486%-487*. 502°; VII, 519°- 520"; Cf. Rep., I, 347 aû),

Que telle ait été l’idée directrice de Platon, on le voit aussi par d'autres dialogues : c'est ce qui explique la sévérité qu'il montre à l'égard des grands politiques d'Athènes, et dans le Gorgias (Υ. p. 7)et dans le Ménon (V. Ibid.) et dans le Théétète (176°).

2. V. surtout Rep. (VI, 496c=) le fameux passage où Platon dit que, vu les injustices et les violences de la politique, il n'ya qu'à faire comme le voyageur, qui, surpris par la tempête, se cache derrière un petit mur : ... Ταῦτα πάντα λογισμῷ λαδὼν ἡσυχίαν ἔχων χαὶ τὰ αὑτοῦ πράττων, οἷον ἐν χειμῶνι χονιορτοῦ χαὶ ζάλης ὑπὸ πνεύματος φερομένου ὑπὸ τειχίον ἀποστάς, ὡρῶν τοὺς ἄλλους χαταπιμπλαμένους ἀνομοίας. ἀγαπᾷ, εἴ πῃ αὐτὸς χαθαρὸς ἀδιχίας τε χαὶ ἀνοσίων ἔργων τόν τε ἐνθάδε βίον βιώσεται χαὶ τὴν ἀπαλλαγὴν αὐτοῦ μετὰ χαλῆς ἐλπίδος ἵλεώς τε καὶ εὐμενὴς ἀπαλλάξεται. — V. aussi Theæt., 1785 — Cf. Rep., VI, 488" et sqq.; VII, 516°-517*.

ΠῚ est vrai que Piaton ne s’est pas toujours conformé à la règle de vie que renferment ces passages. Il céda aux instances de Dion et fit à Syracuse un essai de sa politique, qui d'ailleurs ne fut pas heureux. Mais cette dérogation ne détruit pas le caractère dominant des affirmations ci-dessus énoncées.

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une école à leçons régulières et s'y entoura de jeunes ens choisis auxquels il s'agissait de donner une forma- » k | ; - ;- ” . .

tion méthodique et puissante, afin de les jeter ensuite,

comme des ferments de rédemption, dans la mêlée de la

vie politique Ouelle fut la fortune de cette tentative? La suite de ce

travail le fera voir *.

1. Ce dessein général de Platon est très bien mis en Deere par

M. Εν. Facuer dans son ouvrage intitulé Pour qu'on lise Platon, pp. 8 Paris, 1905.

2. V. d’ailleurs, sur ce point, En. ZELLER, Loc. cit., Ὁ. 420, noie 1.

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