PI
ΐ plus mathématique : il Mais cet
bien » revêt encore un aspeéc | devient « l'un », comme nous le dit APRES. ns « un » n’est jamais simplement numérique ; il ee” ue contenu, ainsi que les jetons dont les Grecs se ch dans leurs jeux : il enveloppe toujours de la qualité !. La
pensée de Platon est allée se précisant de plus en plus; elle ne s'est point reniée elle-même. πλὴν.
ir à « l'idée Ι lorsqu'il 5 agi
Pourquoi recourir à «l'idée du bien, » lorsq
Ν᾿ ᾿ ἡ + À 9 Ὑ κῶν ὲ 1e d'expliquer la perfection de la cause première τῷ est là,n
semble-t-il, que nous δι “ie compénètre toute la philosophie Platonicienne. L être est, - τς . .. ᾿ . x ᾿ . 7 ᾿- Ἂ . 0 1r parce qu'il est meilleur qu'il soit; et il est parfait, pot | . . .
| Ὁ par , meilleur. ce bien origila même raison. D'auire part, ce meilleur, < 8
touchons à la pensee qui InSplre Οἱ
Ἱ At: τοῖ | est nel n’a pas une valeur simplement métaphysique. Il es € ND
Locoe le principe suprême de l’ordre «la mesure » des choses, le principe 58} ie à son tour, l’ordre est bon, parce qui aspirations des « vivants » el devient
Aussi Platon dit-il du
qui S'Y révèle ; satisfait toutes les ainsi la source du bonheur -.
Ὁ oct au sens causal, « la partie la plus « bien » quil est, au sens causal, a pe I
heureuse de l'être » 3 Le dernier mot de sa philosophie, c’est la moralité. Il a magnifiquement étendu et approces € : €.
fondi la pensée de son maitre 11 l’a fait remonter au
ciel. et même au delà : il n’en est point sorti.
Par contre, 1l existe au moins une différence irréductible entre l'idée que Platon s’est faite de la cause ἀμὲ mière et celle que l’on trouve chez Aristote. D après , c'est la pensée qu'il faut placer à l'origine des
disciple, | Ἢ nn \u gré du maitre, c’est « le bien »; la penst
choses.
r plus haut. p. 82-84. | Es Le “PP Ϊ 1 5052-5060; VII, 517"; — phileb., 61° el sqq. Le μέτρον, κω ‘ep., y νυ “ὁ JE ré,
5 ἔχω duty καὶ φἀναδοῦ δύναιpassage, οϑὶ "᾽ ἀγαθόν : νῦν δὴ χαταπέφευγεν Ἡμῖν ἢ τἀγαθοῦ δύνα ERA Ἀ | : : mutil κα κα MALE à > Ni 4 un sens moral, uisqu'il s'agit, une εἰς τὴν τοῦ AAAOU φυσίν. Or cet ἀγαθὸν ἃ un I μις εἰς ΤΊ
ia > ie humaine.
en ce dialogue, de la fin de la vie huma
ον ἢ 1 burn ὐἡτόσε. ὅσα AVAYHALEL ψυχὴν
IT κ9ρ9: τείνει δέ. φαμέν, πάντα AUTOGE, JOUE Ὁ 4 ᾿
3 Id Rep. VII. 526“ : TELVEL 0€, φαμέν, πᾶν | |
$ # δ “ À = -““»» do er ΩΣ
' νι κζπακβαι. ἐν ὦ ἔστι τὸ εὐδαιμονέστατον TOU OVESS,
εἴς ἐχεῖνον τὸν τόπον μεταστρέφεσυᾶι; ETS τ“ “" ῖ
εἰς λον vs [ DE
ἴ αὐτὴν παντὶ τρόπῳ LOELV.
ne vient qu'au second rang : elle découle du « bien » au même titre que la bonté, la beauté, l'inégalité et toutes les autres essences dont elle n’est d'ailleurs qu'un aspect. Et peut-être le moralisme de Platon a-t-1l, en cette question fondamentale, quelque chose de plus satisfaisant que l’intellectualisme d’Aristote.
Comme on le peut voir par ce qui précède, les idées sont perceptibles ; elles constituent même à elles seules tout l’objet de la science. Et la question se pose de savoir quel rapport elles soutiennent avec la pensée.
Pour procéder avec méthode dans cette difficile question, il faut remarquer en premier lieu que les idées sont inaccessibles aux sens. Les sens nous fournissent l’occasion de les percevoir; ils ne sauraient les atteindre : elles ne se manifestent qu'à l’entendement. Et plus l'âme se retire de son corps pour rentrer en elle-même, plus elle acquiert d'aptitude à les découvrir; car plus elle pratique cette sorte de recueillement, plus elle retourne à son essence qui est d’être une pensée pure !. Sur ce point, Platon n'a jamais varié un seul instant. Du Ménon au Timée, c’est toujours le même sentiment qui reparait sous des formules diverses : nous vivons dans un commerce perpétuel avec l’intelligible et par la pensée, uniquement par la pensée.
Mais là ne réside pas le nœud du problème. La ques-
1. PLarT., Men., 98; — Bangq., 212* (V. Srazcs., loc. cèt., vol. I, sect. πὶ, p. 210); —Phæd., 65°, 72° et sqq., 79° ; — Phædr., 247c-e,249b-; — Rep., VI, 507° : καὶ τὰ μὲν δὴ ὁρᾶσθαί φαμεν, νοεῖσθαι δ᾽ οὔ, τὰς δ᾽ αὖ ἰδέας νοεῖσθαι μέν, ὁρᾶσθαι δ᾽ οὔ: — VI,510-511°; VII, 5322 et sqq. ; — Theæl., 185-187"; — Soph., 253-2547: — Polit., 309 ; — Tim., 27°-28*, 29%b, 37°, 48°-49°, 52°.
CRE "s aton à touJOoUurs tion fondamentale est de savoir si Plat ]
u la subsistance des idées ou s’il a fini par en faire
inten vil SR eg 6. c’est-à-dire des con-
des modes de la pensée elle-mèm
τη que l'on peut affirmer d'abord, on pee n’a jamais entendu la pensée comme séparée e ; les dialogues de « Îa période moyenne ?; ἱ e éternelle, immuable et absolue : il ». Et de
cette pensée est,
D'après existe une sClenc 7 existe une pensée qui est elle-même une « 1dée
là deux conclusions. Premièrement,
comme les autres idées, une détermination essentielle
Ὁ incipe d'inde l'être et se ramène avec elles au même principe ; 160, hérence; ce n'est pas une chose à part. En .
s 166 | γ6 cette pensée pénètre les autres idées, elle en enve OP.
à la fois les profondeurs et les contours : autrement, il
« s Φ Ἡ e sa compréhension ; elle n manqueralt quelque chose à Ρ
. . . n n eut serait point la science absolue ‘. Et par suite, on ie | . 4 < n ? Φ ᾿ e es d'aucune manière la concevoir comme séparée : € . Γ] . ᾿ . . us € 3 essentiellement Intérieure ἃ tout ce qui se compren
ὲ ἀεὶ inner {πὸ εἶδος τῆς γνώσεως], ἀεὶ οὐχ (λον : εἰ δὲ εταπίπτει [τὸ εἶδος τῆς YVWOEUWS);, ι. Ῥιατ., Cratyl., LAOP : εἶ δὲ ἀεὶ μεταπιπ [
0 4 “ Ἶ ’ 4 . re A * σθγσόἂν εἴ σις. Καὶ ἐκ τούτου τοῦ λόγον οὔτε τὸ γνωσόμενον ὧν τὸ γνωσθησόν EU νὼ . © . à ων ; É τ᾿ = εἰ δὲ ἔστι μὲν ἀεὶ τὸ γιγνῶσχον, ἔστι OË τὸ γιγνωσχόμενον, EG ι δὲ κι ᾿ ὃν ἔχαστον τῶν ὄντων; οὔ μοι φαίνεται ταῦτα : ὁοῇ οὐδὲν οὐδὲ : D'après ce texte, l'éὅμοια ὄντα, ἃ νῦν ἡμεῖς λέγομεν, ῥοῇ οὐδέν ονο- φορᾷ. set she * fix à se | : ienc e titre ds fixité de la pensée est requise pour la science, au m me ti 4" , , sd + ᾿ ᾿ CA » - Ξ + LS éternelle fixité de l'être ; — Phædr., 2470© : ἡ γὰρ ἀχρώματος τε καὶ ἀσχημάê xite de ; x | | Ft CE à οὐσία ὄντως οὖσα ψυχῆς κυδενήτῃ μονῷ θεατὴ νῷ ᾿ περί ἣν τὸ | ἅτε οὖν θεοῦ διάνοια νῷ TE
΄ , “Ἵ « Ξ - - ΟΝ δ τ Ἐ ἢ ἀξ © κ γένος τοῦτον ἔχει τὸν TO Ἐ τῆς ἀληθοῦς ἐπιστήμης YEVIS πὶ -ὦ “., ὅση ἂν μέλλῃ τὸ κ \ relie ἡ. χαὶ ἁπάσης ψνχῆς, ὅση ἂν μέλλῃ τὸ προσῆχον L Ἃ νυ γ
Re un ἀχηράτῳ TOEPOHLEV = »χηθῇ τρέφεται χαὶ ἐπιστήμῃ (L χαὶ θεωροῦσα τἀληθῆ τρέφεται HAL
δέ Ἰδρῶσα διὰ γρόνον τὸ ὃν ἀγαπᾷ τε ᾿ δέξασθαι. ἰδοῦσα δια χρὸν ͵ À Θη ΝΡ τὰ θεῖ... Ἔν δὲ τῇ περιόδῳ χαθορᾷ μὲν αὐτὴν διχαιοσύνην, καθορᾷ DE σωφρο ύνην, 0008 à chant, ‘els ἐστί πον ἑτέρα ἐν ÉTEPU
΄ εὖ at « χαθορᾷ ds ἐπιστήμην, οὐχ ἢ γένεσις πρόσεστιν, οὐδ # plonge 5: οὖσα ὧν ἡμεῖς νῦν ὄντων καλοῦμεν, ἀλλὰ τὴν ἐν τῷ ὅ ἐστιν ὃν ὄντως ἐπιστημη ΒΘ τ ᾿ k ! Ὁ ὖ ; p9b-c : — Rep., ὅ0δ᾽ ς — Tim., 28°.
οὖσαν: — Ibid., 2499 ; ᾿ à | ie ἢ résulte clairement de tous ces textes qu il y ἃ une pensée pu à 4 iffé 8 parfaite Π en ressort aussi, SOUS différentes formes, que pes guess ses . ux ἰδέ ἱ ἱ 'est à objet im idé la notion logique l'est à 808 immanente aux idées, comme tion 1q | ! " ' interne. Cette dernière conclusion s’éclaire d’ailleurs à la lumière des textes
qui vont suivre au sujet de la connaissance humaine.
D'après 165 mêmes dialogues, il existe une autre pensée, qui n’est pas tout entière en acte, qui renferme un fond de devenir et peut se développer par le culte de la dialectique : c’est celle qui s'exerce en chacun de nous. Or cette autre pensée est également immanente aux idées. Elle les perçoit, non du dehors, mais du dedans. C'est « chez soi qu’elle les découvre »; et, en les découvrant, elle ne fait que réaliser sa propre nature : elle est de la famille des intelligibles et forme avec eux une seule chose à deux aspects divers!. La même conséquence se rattache d’ailleurs au principe fondamental de la méthode platonicienne : la pensée s’identifie avec la notion logique ; il faut donc aussi qu’elle s'identifie avec l’idée, qui n’est autre chose que la notion logique adéquatement conçue.
Dans les dialogues postérieurs, l'unité fondamentale de la pensée et des idées s’accuse sous un jour nouveau : l’activité du sujet y prend une importance croissante. Mais on ne voit nulle part que Platon en soit venu à regarder les idées comme des concepts de l'âme humaine ou de la pensée divine. C’est même le contraire qui s'affirme, et parfois de la manière la plus catégorique. On le peut démontrer en examinant la série de ces ouvrages.
Il est vrai que, dans les dialogues dialectiques, la théorie des idées tient assez peu de place. Mais la chose
1. PLar., Men., 81* et 544. : ... ἅτε γὰρ τῆς φύσεως ἁπάσης συγγενοῦς οὔσης Kai μεμαθηχυίας τῆς ψυχῆς ἅπαντα...; — Phæd., 65°, 605, 72° et sqq., 75°: ... ἄρ᾽ οὐχ᾽ ὃ καλοῦμεν μανθάνειν οἰχείαν ἐπιστήμην ἀναλαμόάνειν ἂν οὐχ εἴη: -- 1δια., 76-772, Ce passage est à lire en entier. L'âme nous esi donnée comme trouvant les essences en elle-même : elles font partie de son être : ὑπάρχουσαν πρότερον ἀνευρίσχοντες ἡμετέραν οὖσαν [οὐσίαν]. Puis vient la conclusion du raisonnement qui est encore plus précise : ... δοχεῖ μοι ñ αὐτὴ ἀνάγκη εἶναι, χαὶ εἰς καλόν γε καταφεύγει ὁ λόγος εἰς τὸ ὁμοίως εἶναι τήν τε ψυχὴν ἡμῶν πρὶν γενέσθαι ἡμᾶς, καὶ τὴν οὐσίαν, ἣν σὺ νῦν λέγεις. — 1δὲα., 79%, 838-60 92°: — Phædr., 2470, 249%<c, 250°; — Rep., X, 611°; — Tim., 37°.
s'explique d'une facon toute naturelle. L'auteur ne S'y propose pas de chercher quel peut être le fondement métaphysique des notions qui forment le contenu de notre pensée; son but est de déterminer comment elles s'unissent et se sépareni de manière à produire la science et l'erreur : les problèmes qui défraient ces écrits sont d'ordre logique et par là même d'ordre psychologique.
Cette remarque ἃ d'autani plus d'importance que Platon est un artiste, qui n'aime pas à 56 redire et qui ne revient aux questions déjà traitées que lorsqu'il S'y voit contraint par la nature du sujet ou le besoin de se défendre contre la contradiction. Encore a-t-il soin, dans ces cas, de donner à sa pensée quelque aspect nouveau.
D'autre part, ce serait une exagération de croire que la théorie des idées est totalement absente des dialogues dont il s’agit; on l'y suit un peu partout, et parfois elle s'y affirme en termes assez formels.
Dans le Théétète, à la page 172", le mot étre est Synonyme de vérité l, Un peu plus loin, le bien et le mal, le beau et le laid, l’un, le mème et l’autre, le semblable et le dissemblable, et l'être qui « se trouve en toutes choses » nous sont donnés comme inaccessibles aux sens et ne pouvant être saisis que par la pensée, ὧν αὐτὴ ἡ ψυχὴ χαθ᾽ αὑτὴν ἐπορέγεται" : CE qui nous ramène assez clairement ἃ la théorie du Banquet”, du Phédon* et de la République5. On en pourrait dire autant du passage où Platon parle, à propos du philosophe, de la manière dont il s'élève de la multiplicité sensible à l’unité du concept; car cette unité est une des raisons sur lesquelles il fonde ail- 1. … ἂν μόνον τύχωσι τοῦ ὄντος [οἱ φιλόσοφοι. 2, 185*-186°.