‹ Platon [microform]Chapitre 83 sur 287 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Au-dessous des idées, il y ἃ la nature.

Mais cette autre partie de l'être ne se laisse pas réduire, comme la première, en formules dialectiques. « Ce qui est fixe ,immuable et intelligible ne supporte que des raisonnements fixes et immuables, incapables autant que possible d’être réfutés ou ébranlés : il faut qu’ils ne laissent rien à désirer sous ce rapport. Quant à la copie de ce qui est immuable, il convient, par le fait même que c'est une copie, d'en parler d’une manière vraisemblable et analogique : ce que l'essence est à la génération, la vérité l’est à l’opinion. Tu ne seras donc pas étonné, Socrate, si, après que tant d’autres ont disserté de tant de façons sur les dieux et l’origine du tout, je ne réussis pas à donner, touchant le même sujet, des explications absolument concordantes et rigoureuses. Pourvu que mes paroles n’aient pas plus d’invraisemblance que celles des autres, il faudra nous en contenter. Car, moi qui parle et vous qui jugez, nous sommes tous des hommes; et, par suite, il nous convient en pareïlle matière de nous borner à des considérations d’ordre mythique !. »

Les choses sensibles enveloppent toujours de « l'infini » ; de plus, elles s’écoulent sans cesse et ne présentent que

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