‹ Platon [microform]Chapitre 82 sur 287 · b; — V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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leur réalité : ce sont comme deux courants qui sortent de la même source. Par suite, l'esprit possède les idées et les découvre; 1] ne les fait pas. Le conceptualisme des dernières années de Platon est le roman du Platonisme. ἐκ Par contre, les idées sont « séparées » des choses sensibles, soit à cause de leur unité, soit à cause de leur fixité, soit à cause de leur absolue perfection. C'est ce qui résulte directement ou indirectement de tous les dialogues qui dépassent la période socratique, même de ceux que l'on appelle dialectiques. Il n'existe pas moins une certaine participation de la nature aux idées; et cette participation consiste en ce que les intelligibles contiennent à la fois le modèle, la cause finale et la première cause efficiente du monde visible.

5° Les idées sont subsistantes; car chacune d'elles est une détermination essentielle de l'être, un aspect particulier de l'être, ou, si l’on veut, l'être encore inadéquatement aperçu.

6° Platon, vers la fin de sa vie, a dit des idées qu’elles étaient des nombres; mais ces nombres n’ont jamais été des abstractions mathématiques ; ils ont toujours enveloppé

un élément qualitatif : c’est de l'être éternellement arithmétisé.

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