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matité, absence des vibrations, souffle, égophonie, toux petite sans expectoration. Infusion digitale, nitrate de potasse. Les douleurs reviennent en partie dans les membres inférieurs, les accidents thoraciques demeurant stationnaires. |
17 octobre. — On applique six ventouses scarifiées sur la poitrine. L'épanchement droit augmente et occupe, comme celui de BAR la moitié inférieure du thorax. v4 |
Les choses demeurent en cet état jusqu’au 24 octobre. Le liquide épanché dans les plèvres commence à se résorber, et le murmure respiratoire réapparaît dans les parties inférieures du thorax.
En même temps les accidents articulaires diminuent.
30. — Les deux épanchements pleuraux sont résorbés, la fièvre est nulle, les articulations presque libres. . |
La convalescence se terminait et tout faisait espérer une onto guérison, lorsque, le 20 novembre, lamalade est prise de fièvre et de dyspnée. On constate unecongestion pulmonaire dans lepoumon droit, en même temps les mêmes jointures deviennent rouges, gonflées.
Cinq jours après tout était rentré dans l’ordre et la malade sortait de l'hôpital n'ayant plus qu’une anémie très marquée.
Observation VI
Épanchement pleurétique double coïncidant avec la disparition de douleurs rhumatismales. — Guérison rapide.
Un homme, âgé de quarante ans, fortement constitué, entra à la Charité le 26 octobre 1822. Il était alors atteint d'un rhumatisme arti-
culaire aigu. Gonflement et rougeur des poignets, des genoux et du
pourtour des malléoles. Fièvre intense ; pas de lésion apparente des autres fonctions. Après avoir été plusieurs fois soigné, ce malade fut pris tout à coup d'une grande oppression, et en même temps les douleurs rhumatismales diminuèrent. Le décubitus horizontal devint impossible ; les traits de la face exprimaient l'anxiété la plus vive. La ‘ poitrine percutée rendait un son mat en arrière des deux côtés ; dans cette même étendue, la voix était chevrotante, et le bruit respiratoire présentait la modification qui constitue ce que nous avons appelé la respiration bronchique. Le malade n'avait ressenti aucune douleur dans les parois thoraciques.
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(Trente sangsues sur chaque côté du thorax.)
Le lendemain, 28, oppression moindre ; pouls très fréquent. Mêmes renseignements par l’auscultation et la percussion. (Vingt sangsues à l'anus, deux vésicatoires aux jambes.)
Le 29, troisième jour à dater de l'apparition de la dyspnée, le son était moins mat à droite, et de ce côté la respiration bronchique avait été remplacée par un bruit très faible d'expansion pulmonaire, l’égophonie persistait. À gauche, aucun changement n’avait eu lieu. La respiration était beaucoup plus libre, la toux rare, le pouls moins fréquent.
Pendant les quatre jours suivants, le son mat, la respiration bronchique et l'égophonie disparurent ; on entendit partout le bruit respiratoire naturel. La fièvre cessa et la guérison fut bientôt complète, sans que les douleurs rhumatismales aient reparu. .
Andral, à qui nous empruntons cette observation, la fait suivre des réflexions suivantes : « Nul doute que ce malade n’ait été atteint d'un double épanchement pleurétique ; la nature des symptômes la prouve suffisamment. Du reste, cet épanchement se forma des deux côtés à la fois, sans qu’aucune douleur l’annonçât. Il se montra en même temps que disparut l'affection rhumatismale. Sa résorption fut rapide ; elle eut lieu d’abord du côté droit. Ce cas prouve qu’un double épanchement pleurétique, quelle que soit la rapidité de sa formation, n’est pas toujours mortel.
ANR
Vu et permis d'imprimer :
Montpellier, le 10 juillet 1896.
L’Inspecteur d'Académie délégué,