‹ Pleurésie Double Latente: Séro-FibrineuseChapitre 15 sur 17 · RE 4 VE · texte numérisé non relu

RE 4 VE

au point où la fausse membrane qui tapisse la partie inférieure du poumon se réfléchit sur les parois costales, elle va en diminuant d’épaisseur, et se perd insensiblement sur la plèvre. L'insufflation n’a été pratiquée qu'après l'extraction du poumon; elle réussit à lui rendre un volume de deux poings : mais l’ampliation s'est faite aux dépens du sommet : la partie qui avoisine la fausse membrane n’y a que très peu contribué.

Le poumon gauche est uni à la plèvre costale par des adhérences anciennes ; elle est infiltrée d’une grande quantité de sérosité sanguinolente.

Observation V

(Tirée de la thèse de M. FERNET)

Pleurésie double rhumatismale. — Résorption

Marie P..., âgée de dix-sept ans, couturière, entre à l'hôpital Necker, salle Sainte-Thérèse, n° 10, dans le service de M. Lasègue, le 15 octobre 1864.

Cette jeune fille est de petite taille et d’une constitution délicate. Elle vit chez ses parents dans d’assez bonnes conditions. La mère est rhumatisante, elle-même a eu, ily a deux ans, une chorée de médiocre intensité qui à duré deux mois.

Au commencement d'octobre 1864, Marie P..., tomba brusquement malade sans cause appréciable. Ses règles habituellement régulières ne firent que paraître et se suspendirent, en même temps que se développaient les symptômes de la maladie. Elle commença à éprouver des douleurs qui envahirent successivement toutes les jointures et elle eut dela fièvre. En même temps elle éprouva des douleurs vagues dans la poitrine et de la difficulté à respirer.

‘Le jour de son entrée à l'hôpital, 15 octobre, les douleurs articulaires se sont un peu amendées; pourtant on trouve encore un rhumatisme nettement caractérisé, occupant. un grand nombre d’articulations, avec épanchement assez abondant dans les synoviales. La fièvre est vive, souffle rude à la base du cœur etau premier temps. Mais ce qui frappe avant tout, c’est une grande dyspnée, marquée par une grande fréquence des mouvements respiratoires.

En examinant la poitrine, on constate un double épanchement pleural occupant la moitié du thorax à gauche, le tiers à droite,

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