‹ Pleurésie Double Latente: Séro-FibrineuseChapitre 3 sur 17 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

En soumettant ce modeste travail au jugement de nos Maîtres, nous n'avons pas la prétention d'apporter quelque élément nouveau à l’histoire des pleurésies latentes.

Notre but à été simplement de grouper, en un ensemble que nous nous sommes efforcé de rendre clair, les idées émises par d’autres plus compétents sur cette affection qui, à cause de son évolution insidieuse et de sa terminaison souvent foudroyauie, nous a paru devoir attirer l'attention du médecin.

Ces pleurésies latentes doubles sont, croyons-nous, plus fréquentes qu’on ne serait tenté de le croire depuis la découverte de l’auscultation et de la percussion.

A vrai dire, dès que l'attention du médecin est portée sur elles, ces pleurésies se manifestent avec tous les signes des épanchements pleuraux.

Maïs°en raison de leur peu de retentissement sur l’état général, de l'absence des signes subjectifs, ou bien de la diversitéet de la variabilité de ces signes quand ils se manifestent, elles sont méconnues le plus souvent par le médecin et par le malade. Les signes révélateurs sont ignorés parce qu'ils ne sont pas cherchés.

M. le professeur Ducamp a bien voulu nous communiquer une observation ayant trait à un fait récent de mort subite,

par suite de pleurésie latente double séro-fibrineuse.

C’est cette observation qui a appelé notre attention Sur cette maladie et nous a engagé à en faire le sujet de notre thèse inaugurale.

Au début de notre travail, nous avonsexposé le résultat de nos recherches dans la littérature médicale en ce qui concerne l’histoire de la pleurésie latente double. Puis nous avons cherché les causes de cette affection, étudié son anatomie pathologique et sa microbiologie, enfin établi son diagnostic, son pronostic et son traitement.

Etant données la complexité et l'étendue de ce sujet, nous craignons de ne l'avoir pas traité avec toute la compétence désirable.

Mais nous savons que nous pouvons compter sur l'indulgence de nos Maîtres, car durant le cours de nos études elle ne nous a jamais fait défaut.

Aussi bien nous les prions d’agréer l'hommage de notre vive gratitude.

Que M. le Professeur Ducamp nous permette de lui expri- | mer ici combien nous lui sommes reconnaissant de la bienveillance qu’il nous a témoignée en toutes circonstances, des excellents conseils qu’il a bien voulu nous donner au sujet de notre travail et enfin de l’honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse.

Page 1