HISTORIQUE
Fonssagrives, dans sa traduction du Traité clinique des maladies de la poitrine, de Walshe, définit ainsi la pleurésie latente : « On dit que la pleurésie est latente quand elle parcourt ses périodes sans produire de symptômes évidents, quand il n’y a ni point de côté, ni toux, ni dyspnée, ni mouvement fébrile. Dans les cas de ce genre, l’épanchement peut avoir atteint la clavicule et refoulé le cœur, sans que le malade ait la conscience de son état. S'il consulte, c’est parce qu'il éprouve une vague sensation de malaise, ou pour mieux dire quelque indisposition qui n'a aucun rapport avec la poitrine. Les signes physiques remettent les choses sous leur jour véritable. La grande difficulté consiste souvent à persuader au malade qu'il a réellement une maladie sérieuse à faire traiter. J'ai vu souvent des malades porteurs d'épanchements -abondants de cette sorte, ne pas abandonner les occupations qui leur étaient habituelles. » |