TRAITEMENT
Le traitement ne diffère en rien de celui de la pleurésie séro-fibrineuse,. |
Dans les pleurésies hémorragiques tuberculeuses qui accompagnent la tuberculose pulmonaire aiguë l’aspiration du liquide est indiquée quand la quantité du liquide épanché est considérable.
Dans les formes chroniques de la tuberculose pulmonaire le liquide doit ètre aspiré quand cela est indiqué. Souvent l’épanchement finit par tarir après quelques ponctions.
Mais c’est surtout dans la forme primitive de la pleurésie hémorragique tuberculeuse que la ponction de l’épanchement doit se faire avec l'aiguille n° 2 ou n°3. Souvent il faut se contenter de 700-800 grammes de liquide.
Laponction peut d’ailleurs être renouvelée au besoin.
IL faut joindre à cela le traitement de la pleursie sérofibrineuse, c’est-à-dire : air renouvelé dans la chambre du malade ; repos absolu au lit ; boissons agréables et fraîches ; asepsie de la bouche. k
euh. ea Ventouses sèches ou searifiées contre le point de côté.
Ventouses sèches, serviettes chaudes sur le côté malade contre la dyspnée.
Une alimentation substantielle et quelques toniques et stimulants suivant les indications ; strychnine, quin-
quina, arsénie, lécithine, ete,
CONELUSIONS
I. — La pleurésie hémorragique tuberculeuse se voit aussi bien dans la forme aiguë de la tuberculose pulmonaire que dans la forme chronique. Quelquefois la tuberculose se localise primitivement à la plèvre et peut” donner lieu à une pleurésie hémorragique.
II. — Les syptômes des pleurésies hémorragiques tuberculeuses sont absclument identiques à ceux des pleurésies tuberculeuses séro-fibrineuses ; la ponction exploratrice seule peut révéler la nature hémorragique de la pleurésie tuberculeuse,
III. — Quant au diagnostic de la nature tuberculeuse de la pleurésie, on y arrive à l’aide de tout un faisceau de moyens de lahoratoire. Le cytodiagnostic est certainement le meilleur de ces moyens. |
[V. — La nature hémorragique de l’épanchement peut s'expliquer dans un grand nombre de cas par la nécrose des parois vasculaires des néomembranes ; dans d'autres cas l’hémorragie pleurale est due à l’in-
TO NE tensité de la congestion et de l’inflammation de la plè- Wre:
V. — Le pronostic de la pleurésie hémorragique tuberculeuse ne dépend pas de la nature hémorragique de l’'épanchement, mais de l’existence ou de l'absence de lésions pulmonaires concomitantes. Les pleurésies hémorragiques tuberculeuses primitives peuvent guérir sans lésions pulmonaires ultérieures.
VI. — Le liquide des pleurésies tuberculeuses peut être d'emblée hémorragique et tarir après une ou quelques ponctions. Il peut être hémorragique à une première ponction et devenir séro-fibrineux aux ponctions suivantes. Enfin il peut commencer par être séro-fibrineux et dans la suite devenir hémorragique.
Dans tous les cas la transformation de l’épanchement séro-fibrineux en épanchement hémorragique n’aggrave pas en elle-même le pronostic.
VII. — La pleurésie tuberculeuse franchement hémorragique ne devient jamais purulente.