‹ Pleurésies et Épanchements Intrarissables Considérations sur quelques formes cliniquesChapitre 24 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — L'étude sommaire que nous soumettons, étude étayée par une série restreinte sans doute d'observations cliniques et anatomo-cliniques, nous à permis de préciser le cadre nosographique des pleurésies dites «intarissables ». Si les observations que nous avons retenues sont peu nombreuses, c’est qu'à la vérité ces formes cliniques sont parmi les plus rarement observées dans la pathologie de la plèvre.

II. — Ces pleurésies intarissables sont à l’ordinaire de nature tuberculeuse. Toutefois, l'observation si particulière recueillie dans le service de M. le Professeur Mauriac démontre que ce caractère d'épanchement intarissable, sinon de pleurésie, peut s observer au cours de la cirrhose atrophique du foie de Laënnec.

IT. — I est possible, dans une ceftaine mesure, d'isoler un tableau clinique propre à ces pleurésies intarissables :

Début brusque ou insidieux, constitution d'un épanchement souvent abondant et qui, malgré son abondance, peut être très bien toléré, évolution subfébrile ou quasi apyrétique, malgré leur nature habituellement infectieuse, leur durée anormalement prolongée et la reproduction incessante du liquide, signe majeur de leur caractère intarissable, leur terminaison par la restitutio ad integrum sans séquelles pleurales du type symphysaire.

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IV. — La physio-pathologie, dans tous les cas, demeure très obscure. Si la réalisation expérimentale des pleurésies séro-fibrineuses tuberculeuses aiguës a été faite, il n’est pas fait mention de travaux expérimentaux tendant à reproduire la forme «intarissable ». Le mécanisme doit tenir compte de nombreux facteurs, semble-t-il : race, virulence du germe, réactions de sensibilisation, d'immunité, processus allergiques.

Tout dans le fait clinique tendrait à prouver qu'il s'agit davantage d’un «état pathologique » que d’une véritable

affection de la plèvre.

Dans l'observation de MM. Mauriac, Lévy et Dutrénit, aucune explication anatomique ni physio-pathologique n'a pu donner la raison des faits observés.

V. — Hormis les éléments de pronostic communs à tous les épanchements pleurétiques tuberculeux, il ne semble pas qu’on se soit attaché à préciser l'avenir des malades atteints

de pleurésie intarissable.

Les données les plus récentes sur la question (Assises de la Médecine générale française) ne font pas état de cette variété d’épanchement. Nos observations n'ont pas encore le recul suflisant pour combler cette lacune.

VE — Quant au traitement, il n’est pas exagéré de dire qu'il remet à l'étude toute la question de l'opportunité ou de l’inopportunité des thoracentèses, toutes choses égales du côté des indications majeures liées aux conséquences de gène mécanique apportées au cœur et aux poumons du fait de Mabondance du liquide.

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