‹ Pleurésies et Épanchements Intrarissables Considérations sur quelques formes cliniquesChapitre 8 sur 28 · C) SIGNES PHYSIQUES · texte numérisé non relu

C) SIGNES PHYSIQUES

Nous avons déjà signalé comme un des caractères habituels de ces pleurésies intarissables l'abondance de leur épanchement.

Or, Sergent, dans son étude des grands syndromes respiratoires, a mis en lumière les modifications que subissent ces signes physiques dans le cas particulier d’un grand épanchement. Nous lui empruntons les lignes suivantes : « Au cas où le poumon est peu congestionné. il reste compressible; si bien que, si l’épanchement est très abondant, le poumon se laisse complètement relouler, à l'instar du poumon collabé par un pneumothorax et se trouve réduit à l’état d’une sorte de moignon qui ne respire plus; le murmure vésiculaire, le souffle, le retentissement vocal et la pectoriloquie aphone disparaissent complètement : c’est le silence. » Sergent signale également la perception classique d’une pseudo-caverne à l’auscultation de la région hilaire dans le cas de très grand épanchement.

Nous devons donc nous attendre à trouver à l'examen de ces pleurésies intarissables, vu leur caractère d'abondance, un ensemble de signes physiques qui pourrait se manifester très réduit. KE

En réalité, 11 semble que l’on puisse rencontrer, même dans ce cas, le tableau symptomatique classique plus ou moins complet de « l’épanchement pleural ». |

La diminution de l’ampliation thoracique, l'abolition des

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vibrations, la matité, l’abolition du murmure vésiculaire, le soullle pleurétique, l’égophonie, la bronchophonie, la pectoriloquie aphone et le signe du sou sont autant de signes que l’on peut rencontrer isolés ou réunis.

Dans la zone susjacente à l’épanchement, la respiration peut apparaître rude, puérile. L’expiration est parfois légèrement prolongée. On-peut égäâlement noter du côté sain des signes de suppléance respiratoire.

Quant à l'examen radiographique, il montre une opacité homogène répondant au volume de l’épanchement. Le cœur peut apparaître dévié.

Nous retenons donc une grande variabilité possible des Signes physiques, lesquels se présenteront plus ou moins groupés et plus où moins marqués.

Mais dans les cas où ces pleurésies intarissables revêtent les caractères du « grand » épanchement avec silence à l’auscultation, d’autres signes, tels que l’affaissement du diaphragme et du foie, la disparition de la sonorité de l’espace de Traube par refoulement du cœur et du médiastin, sont généralement moins marqués. Elles s’en différencient toujours par la moindre intensité des phénomènes fonctionnels associés : dyspnée modérée, tolérance, caractères sur lesquels nous avons insisté précédemment.

Rappelons en terminant la proposition émise par Sergent : « Plus les signes stéthoscopiques d’épanchement pleural sont élalés et complets, moins le liquide est abondant », formule qui, sous son apparence paradoxale, exprime une vérité clinique qui a souvent été contrôlée.

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