RETOUR
Dacs la solitude qu'on voit.
Nous visiterons lentement Notre existence douce et lasse, Comme un vieux voyageur qui passe Dans un très vieil appartement.
Pleins de rêves mélancoliques, Éveillons les espoirs tremblants En nous promenant à pas lents Parmi les chambres pacifiques !
Passons où nous avons passé; Par la large et pâle fenêtre Un peu de lumière pénètre Dans la fatigue du passé.
Nous aurons des caresses d'ombres, Et des appels silencieux, Et nous sentirons sur nos yeux Le regard triste des coins sombres.
La petite chambre est bien vide.
Elle nous reconnaît un peu ; Elle est demi-morte d'adieu, ' Demi-morte et demi-timide...
La douceur de ce jour d'été Erre dans l'antique silence...
Elle exauce ma pauvre enfance Et la bénit de vérité !
Je pleure l'âme répandue, La foi, le rôve abandonné, Et le mur est illuminé De toute la fête perdue...
LA LAMPE
Ghantonae, murmure, divague.
LA LAMPE
Ta lumière, c'est toi.
La nuit en songes funèbres Descend du grand ciel dormant; Et la lampe doucement Montre son cœur aux ténèbres.
Dans le coin silencieux Naît la fleur crépusculaire...
La douceur du soir l'éclairé Gomme un sourire des yeux
Avec la foi qui persiste, Et son rêve égal et pur, Timide aux heures d'azur, Elle attendait Theure triste.
Elle est bonne aux jours trop courts, Aux pauvres nuits sans paupières, Bonne à toutes les prières Puisqu'elle est seule toujours.
Dans la fuite coutumière Des derniers cercles du jour, Le silence vient autour Pour écouter sa lumière.
Elle unit les isolés, Elle ne choisit personne ; Mais la caresse trop bonne Ne peut pas tout consoler.
LA LAMPE 121
Et la reine au palais sombre A peur (le s'épanouir Ne voulant pas éblouir Les yeux désolés de Tombro.