‹ Pleureuses; poésiesChapitre 66 sur 67 · LA. MORT DU SILENCE · texte numérisé non relu

LA. MORT DU SILENCE

Mon rêve isolé, magnifique Tressaille, écoute, attend en chœur Quand l'avenir n'est que musique Dans l'ombre adorable du cœur.

Cette paix étroite et bénie Cette paix qui va s'en aller, Qui va jeter mon harmonie A la victoire de parler! ,

La sombre et grise mélodie Qui doit éclairer les vivants Attend le soir de l'incendie.

Le soir ébauché par les vents!

Quand l'heure viendra qu'on y croie, Mes vœux, mes vertus, ma bonté Jailliront pour mourir de joie Dans l'implacable vérité.

Je n'aurai plus, seul, sans histoire.

Que mon élan pour m'appuyer...

Hélas, ô sacrifice, ô gloire, 0 silence qui va saigner.

La pleureuse

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