‹ Pleuro-Tuberculose Primitive et Méningite Tuberculeuse Étude comparée des liquides pleural et céphalo-rachidienChapitre 15 sur 40 · ACER · texte numérisé non relu

ACER

Globules rouges : 3.850.

Eléments blancs : 6.640.

Nombre total des éléments blancs : 6.640.000 .000. 20 Pourcentage.

Éymphoor te EEE RSS Ent) Grands éléments uninucléés . . . . . . 6.

Inoculations.— Cinq cobayes ontété inoculés de différentes façons,

et à des époques diverses, avec le liquide pleural de ce malade.

Les cobayes, n° 2 et n° 3 ont reçu le 18 septembre dans la cavité péritonéale, l'un 12 ce. de sérosité filtrée sur bougie, l’autre 12 cc. de liquide filtré sur bougie puis porté pendant 45 minutes à + 55°. Aucun d'eux n’a présenté à l’autopsie de lésions tuberculeuses.

Le cobaye n° 1, inoculé dans le péritoine avec 20 cc. de liquide nature le dix-huitième jour de la maladie, était au bout d’un mois farci de tuberculose ; tandis que deux animaux injectés de la même façon avec 20 et 30 cc. de sérosité pleurale le quarante-deuxième jour de l’affection étaient à l’autopsie indemnes de toute lésion tuberculeuse.

Observation XIV.—Lef... François, 35 ans, employé des postes, entre à l'hôpital Cochin le 22 septembre 1905, salle Chauffard, lit n° 2, dans le service de M. Chauffard.

Ilse plaint d’être gêné pour respirer, et de souffrir d’un point de côté droit. Le début des accidents qu’il présente a été brusque, marqué par l'apparition de la douleur thoracique sans frissons.

Il présente à l'examen une très légère matité de la base droite, s’étendant en arrière jusqu’à deux travers de doigts au-dessous de l’angle inférieur de l’omoplate. IT existe à ce niveau un souffle doux expiratoire, pas d’égophonie ni de pectoriloquie aphone. Le foie n’est pas abaissé.

Les symptômes fonctionnels sont marqués ; le point de côté surtout est très pénible. Le malade tousse fort peu ; il ne crache pas. Sa température est élevée, à 39° ; mais l'état général est satisfaisant.

L'examen des autres viscères est négatif. Pourtant au sommet droit il semble exister un peu de submatité et quelques fins craquements.

Rien à retenir des antécédents personnels et héréditaires de ce malade, que ce fait : il aurait eu au mois de mars dernier une pleurésie gauche, pour laquelle il s’est soigné chez lui pendant » mois. Depuis cette époque il a beaucoup maigri. |

Dès son entrée on fait une ponction exploratrice de la plèvre droite qui confirme le diagnostic de pleurésie.

Les jours suivants l’épanchement semble augmenter ; la matité s’élève peu à peu elle atteint l'angle inférieur de l’omoplate le 29 septembre 1905 : le souffle est encore perceptible avec les mêmes caractères. La douleur est toujours vive.

La température oscille depuis l'entrée du malade entre 38° et 39e.

Le r°° octobre. — Etat est à peu près stationnaire.

Le 4 octobre. — L’épanchement semble en voie de diminution, la sonorité est presque totalement revenue du haut en bas du poumon droit en arrière. On entend déjà des frottements pleuraux par place.

La fièvre est au-dessous de 38°. La douleur thoracique s’est calmée.

Le 8 octobre. — On entend de gros frottements sur toute la hauteur de la zone antérieurement mate ; la fièvre est revenue à la normale.

Le poids est tombé progressivement pendant toute la durée de la maladie, lentement d'abord (jusqu'au 28 septembre), rapidement ensuite de 60 à 57 kilogs.

La maladie semble terminée.

* Le 21 octobre. — Le malade apyrétique depuis le 8 octobre quitte l'hôpital parfaitement guéri ayant gagné en 13 jours 4 kilogs, c'est-àdire ayant repris et au delà son poids de l’entrée.

Recherches de laboratoire. — Quatre ponctions ont été faites à ce malade.

re Ponction. — 22 septembre 1905. Douzième jour de la maladie.

* Volume de l’épanchement : 500 grammes environ (cliniquement). N'ayant pu avoir à notre disposition que des préparations de culot déjà étalé nous n’avons pu faire que le pourcentage des éléments. Pourcentage.

Lymphocytes . . . MN EE Le 8.

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