‹ Pleuro-Tuberculose Primitive et Méningite Tuberculeuse Étude comparée des liquides pleural et céphalo-rachidienChapitre 26 sur 40 · LYMPDNOCY(ES TIRE UN CASE RENE · texte numérisé non relu

LYMPDNOCY(ES TIRE UN CASE RENE

Le 23 octobre. — Etat légèrement aggravé.

Température : 3806. Pouls : 120, irrégulier. 3

Ponction lombaire. — Forte hypertension, Liquide clair fibrineux

et albumineux.

Formule cytologique.

Polynucléaires LANCE 7 NET O6 1070.

LIYHDROCYLES ENS PESTE EE Te Ne 3,7 0/0.

Examen bactériologique. — La recherche des microbes sur lames

ne donne aucun résultat, pas plus que les cultures en différents milieux. La recherche du bacille de Koch n’a pas été faite, L’inocu-

lation à la souris du culot fibrino-cellulaire obtenu après centrifugation est négative.

Le 24 octobre. — Etat général très aggravé. Pas de signe de Kernig. Pas de vomissements, mais la constipation devient opiniâtre et la nuque est un peu raide.

Le 25 octobre. — Chute brusque de la température qui tombe à 370. L'état général décline rapidement, le pouls est à 144, avec intermittences fréquentes. L’ulcération de la lèvre s’est étendue et secrète du pus en abondance.

Le soir on injecte 5 cc. de collargol dans le canal rachidien, après soustraction de 10 cc. de liquide qui sont injectés dans le péritoine d’un cobaye (1). Pas de signe de Kernig. Nuque un peu raide.

Le 26 octobre. — Etat général très grave. Subcoma. Deux à trois vomissements. Respiration à type de Cheyne Stokes. Secousses convulsives dans les membres ; pupilles dilatées, la gauche un peu plus petite. Pouls incomptable. Température : 37°.

Mort dans la journée.

Autopsie. — Poumons. Gros ganglions caséeux à la partie supérieure du poumon droit. A la coupe des deux poumons, granulations miliaires, et grande quantité de granulations en voie de caséification

Le foie, la rate, les reins contiennent de nombreux tubercules, dont plusieurs sont en voie de ramollissement.

Rien au cœur.

Rien sur le péritoine. Pas de ganglions mésentériques.

La moelle sur toute sa longueur, l’origine du bulbe et la face inférieure du cervelet sont encerclées par le collargol injecté 22 heures avant le décès.

Le bulbe, la protubérance et le chiasma sont engainés dans un magma séro-purulent très fbrineux contenant des granulations. © Sur l’hémisphère gauche, le long de la scissure de Sylvius on trouve un dépôt purulent et, tout autour, des granulations tuberculeuses, grosses comme un grain de mil ; ces lésions remontent sur les circonvolutions frontale et pariétale ascendantes jusqu’à la moitié de leur hauteur.

Les vaisseaux pie-mériens sont très dilatés.

Sur l'hémisphère droit la purulence est moins nette, et les granulations paraissent moins nombreuses.

Sur la face interne des deux hémisphères existent de nombreuses

granulations. |

1. Le cobaye sacrifié au bout de 25 jours avait une tuberculose

expérimentale typique.

Ramond ) 10

A lacoupe du cerveau gauche, on remarque au fond de la scissure de Sylvius des granulations tuberculeuses conglomérées. Au niveau de la pointe du lobe temparo-pariétal, et du 1/3 inférieur de la frontale ascendante il existe une quantité de granulations réunies en amas, et pénétrant la substance grise corticale. La substance cérébrale voisine de ces circonvolutions est ramollie, rougeâtre, sans hémorragies.

A la partie antérieure du lobe frontal les circonvolutions paraissent saines.

Le cerveau droit est moins touché ; il y a quelques granulations au fond des scissures.

Examen ophtalmoscopique, pratiqué par M. Rochon Duvigneau, 3/4 d’heure après la mort. Les 2 rétines semblables : papilles blanches à bords se fondant dans la rétine ambiante qui est opalescente. Veines à peu près remplies de sang, en partie moniliformes. Des artères : les unes sont invisibles, les autres à peine visibles. Macule rougeätre au milieu d’une large aréole opalescente. Tous ces signes se rapportent vraisemblablement à l’état cadavérique ; cependant la rapidité avec laquelle la rétine est devenue opalescente paraît excessive.

Les renseignements, que nous fournissent les 25 échantillons de liquide céphalo-rachidien, retirés à diverses reprises aux 13 malades atteints de méningite tuberculeuse, dont nous venons de rapporter les observations, nous permettent de renouveler pour ces liquides tuberculeux, comme pour la sérosité pleurale, l'étude dès réactions séreuse, fibrineuse et cellulaire (au point de vue qualitatif et quantitatif) dont ils sont le siège, ainsi que celle de leur virulence et de leur toxicité.

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