‹ Pleuro-Tuberculose Primitive et Méningite Tuberculeuse Étude comparée des liquides pleural et céphalo-rachidienChapitre 28 sur 40 · V. Griffon. — Soc. de biologie, 5 janvier 1901, p · texte numérisé non relu

V. Griffon. — Soc. de biologie, 5 janvier 1901, p

liquides soumis à notre examen a varié entre — 0,44 et — 0,54.

Au cours d’une méningite tuberculeuse, des ponctions lombaires en série permettent de se rendre compte que la tension osmotique du liquide céphalo-rachidien varie d’un moment à l’autre, sans règle aucune. Dans deux cas (Obs. I et Il), nous avons vu le A s’abaisser au fur et à mesure des progrès de la maladie, dans un troisième il s’est au contraire élevé (Obs. XD) tandis que chez un quatrième malade (Obs. VI) il a présenté lesoscillations les plus variées.

IT. — FrBRINE

A l'état normal, le liquide céphalo-rachidien ne contient ni fibrinogène ni fibrin-ferment (Arthus (1), Sicard) (2). Aussi peut-on dire « que tout liquide céphalo-rachidien, même limpide, qui laisse déposer en son sein un coagulum de fibrine doit être considéré comme un liquide pathologique » (Sicard) (3). Ce précipité de fibrine est surtout abondant dans les méningites aiguës bactériennes ; dans la méningite tuberculeuse, au contraire, il est « mince, ténu, transparent, flottant parfois au sein du liquide » (Sicard). La constance de ce coagulum fibrineux dans la méningite tuberculeuse est toutefois à remarquer. Lutier (4) l’a trouvé 16 fois sur 17 cas; nous l’avons recherché nous-même dans 21 de nos liquides : il n’a manqué que 2 fois.

Page 1