‹ Pleuro-Tuberculose Primitive et Méningite Tuberculeuse Étude comparée des liquides pleural et céphalo-rachidienChapitre 29 sur 40 · Arthus. — Æléments de Chimie physiologique · texte numérisé non relu

Arthus. — Æléments de Chimie physiologique

2. Sicard. — Les injections sous arachnoïdiennes et le liquide céphalo-rachidien. Thèse de Partis, 1900.

3. Sicard. — Le liquide céphalo-rachidien. Æncyclopédie scienti- Jique des Aide-mémoire Léauté.

4. Lutier. — Les nouveaux procédés d'investigation dans le diagnostic des méningites tuberculeuses. Thèse de Paris, 1908.

liquide céphalo-rachidien tuberculeux sont beaucoup plus altérés que ceux que l’on rencontre .dans le liquide de la pleuro-

tuberculose primitive ; il est rare, cependant, que leurs défor-

mations soient suffisantes pour les empêcher d’être reconnus, et toujours un certain nombre de globules mieux conservés que les autres permettent le cyto-diagnostic de M. Widal.

Lymphocytes et Polynucléaires. — Le résultat de nos examens confirme pleinement les conclusions de MM. Widal, Sicard et Ravaut (r) relativement à l'importance et à la constance de la lymphocytose rachidienne au cours de laméningite tuberculeuse. Nous avons rencontré pourtant, dans r1 cas sur 25, une polynucléose prédominante, signalée déjà par MM. Widal et Ravaut (2), Lewkowicz, Concetti, Méry et Babonneix, Guinon et Simon, Barjon et Cade, Sicard, Carrière, Lutier, etc. ; dans 7 liquides il y avait, pour 100 éléments, plus de 70 polynucléaires; dans un cas (Obs. VII, 7° ponction), nous avons compté go polynucléaires pour 100 globulesblancs, enfin dans l’observation XIV, que nous devons à l’obligeance de M. Lesné, on trouvait à la quatrième ponction 96 pour 100 de polynucléaires. Il est bon de remarquer, que, même au cas de polynucléose prédominante, la proportion de lymphocytes contenus dans le liquide céphalo-rachidien est encore marquée, plus considérable certainement qu’elle ne l’est dans les méningites aiguës non tuberculeuses à leur période d'état.

On ne voit pas dans les méningites tuberculeuses, comme dans les pleurésies, le nombre des polynucléaires atteindre son maximum à la période initiale de la maladie, puisdécroitre ensuite, pendant que les lymphocytes suivent une évolution inverse. La plus grande irrégularité se manifeste dans la constitution de la formule cytologique aux différents stades de la maladie. Ainsi, dans l’observation HIT, la Iymphocyctose presque pure du début fait place dans la suite à une formule mixte

1. Widal, Sicard et Ravaut. — Cyto-diagnostic de la méningite tuberculeuse. Bull. Soc. de biologie, 13 octobre 1900, p. 838 à 843. >. Widal et Ravaut. — Traité Pathol. générale. Bouchard, t. VI,

dans laquelle les polynucléaires entrent dans la proportion de 20 pour 100; tandis que dans une autre observation (Obs. VIT) les ele tent d'abord très nombreux, diminuent pendant un temps, pour augmenter de nouveau plus tard. Chez deux malades (Obs. IT et VI), la formule reste à peu prèsidentique à deux époques différentes de la méningite. Dans l'observation de M. Lesné (Obs. XIV) les polynucléaires augmentent à chaque nouvelle ponction.

Grands éléments uninucléés. — On les rencontre presque toujours au cours des méningites tuberculeuses ; nous ne les avons vu faire complètement défaut qu’une seule fois (Obs.XT). Ils sont en général moins abondants que dans les liquides pleuraux ; leur‘chiffre oscille le plus souvent entre 4 et 7 pour 100. De tous les éléments contenus dans le liquide céphalorachidien, ce sont eux qui présentent habituellement les plus grosses altérations.

Eosinophiles. — La réaction éosinophilique dans le liquide céphalo-rachidien des méningites tuberculeuses est si rare et, quand elle existe, si pauvre, qu’elle est jusqu'à présent passée à peu près inaperçue,; nous l’avons pourtant notée dans deux cas. Dans chacun de ces cas nous avons compté 0,3 éosinophiles pour 100. Il s'agissait, dans l’un (Obs. VIT) d’une méningite à forme céphalalgique au 14° jour, dans lautre (Obs. T) d’un malade amené dans le coma sans aucun renseignement. Les deux liquides contenaient du bacille de Koch ; ils présentaient une polynucléose prédominante (68 et 86 pour roo); l’un était trouble, l’autre limpide, mais jaunâtre.

b) Etude quantitative. Numération. — Ce qui caractérise les réactions cellulaires numériques dans le liquide céphalorachidien tuberculeux : c’est leur extrême variabilité.

Le chiffre des globules blancs au niveau de la région lombaire, en un point où presque toujours on trouve le bacille de Koch, varie suivant les cas de 5, 16, 20, 80 à 800, 1.000 et 1.200 par millimètre cube.

Dans les cinq cas où nous avons pu, chez le même malade, pratiquer plusieurs ponctions, nous avons vu deux fois (Obs. II

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et IT) le nombre de leucocytes augmenter jusqu’à la mort, une fois (Obs. VD) il est resté stationnaire, une fois il a diminué (Obs. XI). Les réactions quantitatives dans la méninge infectée par le bacille de Koch, ne sont donc pas, de même que les réactions qualitatives, régulières comme dans la plèvre.

Nos numérations nous ont encore montré que dans les cas où le liquide conservait une limpidité et une transparence parfaites, on ne comptait pas plus de 4 à 500 éléments blancs par millimètre cube ; au-dessus de ce chiffre, le liquide présente un aspect trouble. Cet aspect, attribué par Lewkowiez (1) à la présence dans le liquide de polynucléaires prédominants, nous paraît donc dépendre uniquement de la quantité des éléments blancs, et non de leur variété. Nous avons, ainsi que Lutier, vu des liquides clairs avec polynucléose prédominante (Obs. I, VII première ponction, XI, 3° ponction) et des liquides troubles malgré une lymphocytose presque pure (Obs. XIT et IT).

Evolution comparée des réactions leucocytaires numérique el séreuse.

Des conditions anatomiques différentes s'opposent à ce que, dans les espaces sous-arachnoïdiens, les variations de la quantité de liquide transsudé soient aussi marquées que dans la cavité pleurale ; et le seraient-elles d’ailleurs, que nous ne possédons pas le moyen d’apprécier exactement leur sens ni leur chiffre exact. Nous n’avons donc pas pu entreprendre, comme nous l’avons fait pour les pleurésies, des recherches sur ce point. Tout au moins, nous avons tenté de déterminer si se vérifiaient dans la méninge les mêmes règles que nous avons vues régir dans la plèvre, les changements de nombre de globules blancs et la formule leucocytaire ; à savoir :

Pendant la phase polynucléaire les leucocytes se raréfient par mmc..et l’épanehement augmente.

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