Lewkowicz. — Soc. de Pediatrie, 18 février
Pendant la période de lymphocytose les éléments blancs deviennent plus nombreux par millimètre cube et l’'épanchement diminue. |
Cette étude de l'Evolution comparée des réactions cellulaires quantitatives et qualitatives nous a conduit à constater que les lois précédentes, vraies dans les pleurésies, ne sont pas observées dans les méningites tuberculeuses ; la polynucléose ne coïncide pas toujours avec une raréfaction des éléments blaucs, la Ilymphocytose avec l'augmentation de leur nombre (Voir Obs. IIT et VIT).
Y a-t-il un rapport entre la qualité et la quantité des réactions cellulaires dans le liquide céphalo-rachidien et le stade ou le type de la maladie, ou la présence de germes d'infection secondaire ?
Si l’on jette un coup d'œil sur le tableau suivant, qui résume les lésions observées à l’autopsie à côté des résultats fournis par la recherche du bacille de Koch et l’étude cytologique des liquides céphalo-rachidiens pendant la vie, on voit que, contrairement à l'opinion de Lewkowiez, etconformément aux constatations de MM. Guinon, Simon et Lutier, la présence de polynucléaires en majorité dans le liquide céphalo-rachidien au cours de la méningite tuberculeuse avérée, n’implique pas l’existence’de foyers caséux anciens des méninges, pas plus qu'elle ne fournit une indication sur le stade de la maladie.
Les deux liquides dans lesquels nous n’avons pas trouvé le bacille de Koch (Obs. IT (1° ponction) et obs. IX) étaient presque purement lymphocytiques : l’un contenait 1 0/0, l’autre 1,6 o/o de polynucléaires. Dans un autre cas (obs. XI), nous avons vu les bacilles visibles sur lames dans le culot de centrifugation devenir progressivement plus nombreux à mesure que le chiffre des polynucléaires s'élevait: ces constatatons confirmeraient l'hypothèse de Concetti (1) pour qui la présence de polynucléaires dans le sac arachnoïdo-pie-mérien