‹ Pleuro-Tuberculose Primitive et Méningite Tuberculeuse Étude comparée des liquides pleural et céphalo-rachidienChapitre 32 sur 40 · IV. — ViIRULENCE · texte numérisé non relu

IV. — ViIRULENCE

En joignant à nos observations 7 autres cas de méningites tuberculeuses, que nous avons suivies à d’autres points de vue avec M. G. Froiu, nous avons recherché la virulence de 19 liquides céphalo-rachidiens tuberculeux ; nous les avons inoculés dans le péritoine des cobayes le plus souvent à une dose variant entre 2 et 8 centimètres cubes. Malgré ces quantités minimés, comparativement à celles que l’on injecte de liquide pleural,{ous ont tuberculisé le cobaye, fait déjà mis en lumière par MM. Widal et Le Sourd (2).

Chez sept malades (obs. I, IT, LIT, IV, V, VIT et VIII), l'inoculation séparée du culot et du liquide centrifugé a donné les résultats suivants :

Avec le culot : 6 résultats positifs, soit 95,71 0/0.

Avec le liquide : 5 résultats positifs, soit 71,4 0/0.

1. Widal, Sicard et Ravaut. — Soc. de biologie, 13 octobre 1900. 2. Widal et Le Sourd. — Bull. Soc. Méd. des hôpitaux, 1902, n° 7, p.131.

Lutier (1) avait déjà constaté chez deux malades la virulence du liquide centrifugé.

Nous nous sommes rendu compte pour la méningite, comme pour la pleurésie tuberculeuse, que seule la filtration sur bougie (obs. X et XI) est capable d’arrêter d’une façon certaine le bacille de Koch.

Cette virulence si grande du liquide céphalo-rachidien de méningite tuberculeuse ne nous étonne plus, lorsque nous considérons la facilité avec laquelle le bacille de Koch est décelé par l'examen direct des culots de centrifugation de ces liquides. Nos recherches sur ce point ont été couronnées de succès 12 fois sur 13 ; encore le liquide dans lequel nous n'avons pas trouvé le bacille de Koch est-il'le seul (obs. IX) qui n’ait pas été inoculé et nous manque-t-il la preuve certaine de sa nature tuberculeuse.

NV ToxICrTÉ

Etant données les faibles doses de liquide céphalo-rachidien, que, depuis les recherches de MM. Widal et Le Sourd, on inocule aux animaux, il est exceptionnel d’observer la mort du cobaye. Nous nous sommes demandé si, injecté aux mêmes doses que la sérosité pleurale, le liquide céphalo-rachidien de méningite tuberculeuse présentait la même toxicité qu'elle. Pour apprécier cette toxicité nous avons dressé une statistique basée non seulement sur les résultats de nos inoculations, mais aussisur ceux que rapportent Lutier (2) et Hirschhorn (3) dans leurs thèses :

Au-dessus de 15 centimètres cubes l’inoculation de liquide

céphalo-rachidien de méningite tuberculeuse a tué 2 fois

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