‹ Plotin au point de vue médical et psychologiqueChapitre 15 sur 16 · ASS · texte numérisé non relu

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« De tous les mobiles composant un groupe de ce genre, celui qui l'emporte sur les autres par sa valeur morale sera le plus nettement paru par la conscience, tandis que des motifs banaux, égoïstes ou bas dont la contribution énergétique aura peut-être été plus considérable, seront à peine perçus par la conscience, resteront même le plus souvent sphériques. Des motifs impulsifs particulièrement élémentaires sont généralement refoulés, afin que prennent plus de relief les mobiles moralement plus élevés. Mais ce fait est loin de justifier une accusation d’'hypocrisie comme si les mobiles élevés, sans avoir contribué en quoi que ce soit à déterminer l’action, n’avaient servi que de paravent aux mobiles égoiïstes et impulsifs. Tout ce que nous sommes autorisés à dire en présence de cas pareils est ceci : telle action donnée a été déterminée par une série de mobiles forts ou faibles et, dans un pareil faisceau de mobiles, ceux qui possèdent une valeur morale plus grande s’imposent toujours plus à la conscience tandis que les mobiles impulsifs et élémentaires sont généralement ceux dont le caractère dynamique est le plus prononcé. (Manuel théorique et pratique de Psychologie médicale, de Kretschmer, p. 308).

Il en est ainsi de Plotin. Pour le comprendre bien, il est indispensable que soient connus non seulement les motifs psychologiques de sa pensée et de sa vie, mais encore les motifs psychiques qu’il n’exprime pas. L'idéal qu’il propose se réduit alors aux dimensions de l'idéal uniquement possible au malade qu’il était, et

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perd tout absolu. Son message qui comporte des vérités intéressantes accuse ses courants profonds et refuse certaines interprétations.

L'enquête médicale peut régler une mise au point utile et sans doute aurait-elle une large matière à s'exercer auprès des esprits excessivement intellectuels dont l'influence peut être néfaste parce qu’ils ne se connaissent pas et parce qu’on ne les connaît pas?

« L’homme n’est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. »

Yu : le Doyen de la Faculté, Vu : le Président de thèse, G. ROUSSY. LAIGNEL-LAVASTINE.

Vu ct permis d'imprimer :

Le Recteur «de l’Académie de Paris, SECHARIEETY.

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