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NOUVEAUX TRAVAUX

bien gagner avec leurs familles le lac Hazen ou le fort Conger.

Quant à moi et aux autres membres de l'expédition proprement dite, 1l ne manquait pas de travaux à accomplir pendant les semaines qui allaient s’écouler avant que le Roosevelt fût dégagé. Le programme de ces travaux était tout esquissé.

Le capitaine Bartlett devait se livrer à des séries de sondages dans toute la largeur du canal Robesson. Marvin en ferait autant au nord du cap Hécla, en s’avançant aussi loin que l’état de la glace le lui permettrait. Le docteur mettrait à profit cet intervalle de temps pour enrichir ses collections et pour pousser une pointe jusqu’au fort Conger. Moi-même je partirais dans l’ouest et je m’efforcerais de combler les lacunes qui existent dans la carte de la Terre de Grant entre les deux points extrêmes atteints par Aldrich à l’ouest et Sverdrup à l’est. Il restait assez de chiens pour nous permettre d'exécuter ce programme : sur les cent vingt que nous avions emmenés, un peu plus de quarante avaient survécu à notre campagne de printemps.

Je quittai le Roosevelt le 2 juin, vers midi, accompagné de Marvin, du maître d'équipage Murphy, de « Teddy » et de trois Esquimaux. Nous emmenions six traîneaux et trente-neuf chiens.

Le temps était obscur, l’air chaud et lourd: On enfonçait dans une neige molle qui avait bien de 10 à 15 centimètres de profondeur. Il nous fallut quatre

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