‹ Plus près du pôleChapitre 148 sur 232 · EL RS · texte numérisé non relu

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nappe d’eau, produite en partie par la fonte directe de la glace, en partie par les torrents qui dévalaient de la côte.

Après avoir fait un grand crochet pour contourner la baie qui séparait notre camp du promontoire suivant dans la direction de l’est, et recueilli la viande laissée par mes hommes le 28, nous atteignîimes ce promontoire, non sans avoir eu pendant quatre heures de l’eau jusqu’à hauteur du mollet.

J’arrivai à terre un peu plus à gauche que les traineaux et je vis un renne en train de paître. Une fois les traîneaux arrivés, on dressa la tente et je m’occupai de faire le thé. Comme le soleil faisait mine de se montrer, je fis étendre sur les galets, pour les sécher, tous nos vêtements et nos effets d'équipement, trempés au cours de l’étape. Puis j’envoyai mes hommes à la recherche du renne. Ils le rapportèrent au bout d’une heure; c'était un mâle à petites cornes. Cela en faisait douze de tirés. Je découvris une piste récente entre la tente et le traîneau que nous abandonnâmes; enfin on aperçut encore un renne de l’autre côté de la baie.

Notre campement était bien installé. Nous avions dressé la tente sur un monticule de gravier fin et sec tout près d’un ruisseau à côté duquel on attacha les chiens. Un peu en amont, un petit bassin naturel nous fournit une eau pure et froide. Je trouvai sur la rive deux coquelicots et un brin d’oseille en fleurs.

Du sommet des falaises qui se dressaient derrière notre tente et d’où la vue s’étendait jusqu’à l’autre bout

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