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Encore une journée infernale, si l’on
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6 juillet.
peut employer ce terme pour désigner des heures
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passées littéralement dans l’eau.
Hier, vers cinq heures du soir, le brouillard et la neige se dissipèrent suffisamment, pendant un moment, pour nous permettre d’étudier la route à prendre, au milieu des lacs, et de gagner le promontoire suivant, dans la direction de l’est. Ensuite, comme nous étions sur pied depuis plus de douze heures déjà, on se
coucha pour dormir un peu avant de se mettre en route. Je me réveillai vers minuit et je m’aperçus qu’une brume intense nous enveloppait, mais qu’il ne néigeait plus. Après déjeuner, je fis bâtir par mes hommes une nouvelle pyramide où je déposaiune bouteille contenant
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une courte notice. Cela fait, je donnai le signal du départ.
Au début, la route fut assez facile. Après avoir passé à gué une large rivière qui coulait sur la banquette
côtière, nous arrivâmes sur ce qui nous parut être le promontoire vers lequel nous nous étions dirigés. Nous en suivimes le rivage pendant quelque temps, non sans nous voir obligés à tout moment de patauger dans des lacs glacés et dans des fondrières. Finalement,
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je me décidai à faire dresser la tente sur une moraine
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à la hauteur de notre camp du 23. Par le fait, nous
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nous trouvions sur une île très plate que nous n’avions pas remarquée à l’aller, attendu qu’elle était cachée