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sous la neige. Une large nappe d’eau, trop profonde pour qu’on pôt la franchir à gué, nous séparait de la

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côte, qu’on entrevoyait à peine.

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Nous remettant en route par un temps couvert, nous

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réussîimes à gagner le monticule des Douze-Milles,

après avoir passé à gué un nombre incalculable de

petites rivières, qui toutes coulaient dans la direction de la côte. Du sommet de ce monticule, je m’aperçus

que devant nous la glace était dans le même état : elle présentait l’aspect d’un vaste champ labouré, avec un torrent impétueux dans chaque sillon.

Franchissant ces torrents les uns après les autres, nous finîmes par atteindre le bord du chenal côtier, le long duquel nous pûmes nous avancer commodément jusqu’à un emplacement presque à la hauteur de notre camp du 21. À aucun moment on ne voyait autre chose

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