‹ Plus près du pôleChapitre 163 sur 232 · ETES ES · texte numérisé non relu

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pris aujourd’hui mon bain le plus complet. En poussant les traîneaux pour les aider à franchir un passage difficile, le pied m'a glissé et je suis tombé dans l’eau jusqu’à la ceinture, ce qui a rendu la fin de l'étape assez désagréable pour moi.

Il est vrai qu’on s’habitue à être perpétuellement mouillé, comme on s’habitue à tout, paraît-il. Voilà beau temps que je ne me préoccupe plus outre mesure de mes vêtements trempés. Je les tords avant de me coucher et je leur donne encore un petit coup en me levant.

Le glacier, à l’ouest du cap F. Martin, est en pleine activité; il a une paroi frontale dont la hauteur varie de 3 à 13 mètres. À une centaine de mètres en avant de ce glacier, un ffoeberg, qui me parut avoir un mille et quart de long sur un demi-mille de large, est pris dans la glace. Il se dresse à une hauteur moyenne de vingt à vingt-huit pieds au-dessus du niveau de la mer. Un pétrel arctique passa au-dessus de nous pendant que nous doublions le cap.

Baie Mac Clintock, 14 juillet. — Un vent violent soufflait constamment au dernier campement. Le soleil perçait de temps en temps les nuages; 1l brillait au moment où nous nous mettions en route.

J'eus envie d’essayer la route intérieure, c’est-à-dire de suivre le chenal côtier qui remontait dans la baie. Mais après avoir voyagé une heure le long de la paroi du glacier, j’arrivai à un point d’où je dominais la baie, ce qui me fit comprendre aussitôt que mon idée était

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