‹ Plus près du pôleChapitre 195 sur 232 · VER · texte numérisé non relu

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Malgré le caractère tout particulièrement désolé de la côte de la terre de Grinnell dans le voisinage immédiat du Windward et l'absence apparente de toute vie animale dans ces parages, je ne doutais pas

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de pouvoir accomplir la première partie de ce programme. Îl est vrai que les différentes reconnaissances poussées sur la côte septentrionale de la baie Princesse Marie ne m’avaient donné jusqu'ici que bien peu d’encouragement; mais je savais que les Esquimaux avaient naguère tué un ou deux bœufs musqués sur la pointe Bache, région qui me paraissait devoir convenir à ces animaux. Pour ce qui est du relevé géographique à dresser, un pressentiment que Je ferais bien de m’y mettre le plus tôt possible m'avait déjà fait chercher à atteindre le fond de la baie Princesse Marie.

Quant à la campagne de printemps, j'avais l’intention de profiter des lunes d’hiver pour transporter des provisions au fort Conger, de nous y installer au commencement de février, et, quand le soleil reviendrait, d’utiliser cette station comme base d’où je partirais pour faire ma tentative pour atteindre le Pôle en passant par le cap Hécla. Il n’était pas impossible que je réussisse, malgré la latitude relativement basse de mon point de départ. De toutes façons, je pourrais regagner le navire avant la débâcle, armé d’une connaissance approfondie de la côte et de l’état des glaces vers le nord.

Le 18 septembre, je partis avec deux traîneaux et mes deux meilleurs Esquimaux pour reconnaître à fond la baie Princesse Marie. J’emportais des vivres pour douze jours. Je rencontrai, le 20 septembre, un petit ford, orienté vers le sud-ouest, et dont le fond

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