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est tout voisin de l'extrémité intérieure de la baie Princesse Marie. Une langue de terre, large tout au plus de trois milles, séparait ce fiord d’un bras du soidisant détroit de Buchanan. Il en résulte donc que l’ «île » Bache, indiquée jusqu’à présent sur les cartes, n'est pas une île du tout, mais bien une presqu'île.
Du haut d’un sommet élevé, je me rendis compte que les deux bras du « détroit » de Buchanan se terminent à peu près au sud de mon observatoire; que ce « détroit >» est en réalité une baie, et que le détroit de Hayes n'existe pas.
Le 21 et le 22, je pénétrai dans les deux bras de la baie Princesse Marie, et je m’assurai que ces baies étaient complètement entourées de terre.
Le 23 septembre, en entrant dans une petite crique, à mi-chemin de la côte septentrionale de la presqu’île Bache, je rencontrai deux ours. Mes chiens les chassèrent sur le rivage, où 1ls les tinrent aux abois assez longtemps pour me permettre de m’en approcher et de les tirer. Je traversai à pied, toujours avec mes deux hommes, la presqu'île Bache, à partir du camp des Ours, jusqu’au point de jonction des deux bras de la baie Buchanan. De ce point, où nous trouvâmes de nombreux morses, nous découvrions tout le bras méridional de la baie, jusqu’au grand glacier qui en forme le fond.
Des traces relativement récentes du passage de bœufs musqués me convainquirent de la présence de ces herbivores dans la presqu'île.
RAPPORT
Le lendemain je retournai au Windward pour me ravitailler, comptant gagner la baie Buchanan en passant par la pointe Victoria et le cap Albert, à la recherche des morses et des bœufs musqués. Henson, parti en reconnaissance vers le nord, pendant mon absence, n'avait pu s’avancer qu'à quelques milles au delà du cap Louis-Napoléon, la banquise et l’icefoot étant également impraticables. Un jour ou deux après mon retour, Je le fis repartir pour faire une nouvelle tentative
Je partis pour la baie Buchanan le 30 septembre. Entre la pointe Victoria et le cap Albert, Je rencontrai la piste récente d’un troupeau de bœufs musqués, et je la suivis Jusqu'à ce qu’elle fût effacée par le vent. J'arrivai dans la baie Buchanan vers le soir du 4 octobre. Le lendemain, je tuai un morse et les autres membres de mon groupe me rejoignirent. Le jour suivant, nous partions tous pour la chasse aux bœufs musqués; mais comme les plateaux élevés de la presqu'île étaient enveloppés de brouillard, Je revins au camp pour me rendre bientôt vers le fond de la baie, et tâcher d’y rencontrer un ours. Pendant mon absence, un de mes chasseurs tua un bœuf musqué mâle.
Le 7, j'envoyai deux hommes en chercher la viande et la peau, pendant que je faisais une nouvelle excursion dans la baie. Lorsque je revins au camp, je le trouva désert. Un peu plus tard, quelques-uns de mes hommes vinrent m’annoncer qu’on avait tué un troupeau de
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quinze bœufs musqués. Les deux journées suivantes se passèrent à dépecer notre gibier, à empiler la plus grande partie de la viande sur place et à en rapporter le reste au camp avec les peaux.
Le 10 octobre, on reprit le chemin du navire où l’on arriva le 12 au soir. La glace de la baie était très accidentée: de plus, le 11, une tempête de neige rendit la marche fort difficile.
Cinq jours plus tard, le 17 octobre, je partis avec deux hommes pour voir si je ne trouverais pas une route directe pour transporter notre provision de viande sur la côte septentrionale de la presqu'île. Je dus me rendre compte que la voie de terre était impraticable, et je rentrai au navire le 21. Le soleil nous
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