HÉSITATIONS
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Dans les environs de la pointe Hayes et du cap Frazer, la glace nous donne pas mal de fil à retordre. Nous finissons par nous réfugier dans la baie Maury, où nous mouillons, le 19 à midi, pour éviter d'immenses champs de glace très compacte qu’un vent frais du nord entraîne rapidement vers le sud, et qui livrent de rudes assauts au cap John Sparrow sous lequel nous nous abritons.
Sans cesse aux aguets pour étudier l’état de la glace, nous ne perdons pas une occasion d'avancer vers le nord. Tantôt en nous faufilant entre les glaçons, tantôt en nous frayant de force un passage, nous gagnons ainsi, en longeant le rivage, la baie Scoresby, puis la baie Richardson. Par deux fois nous sommes sur le point d’atteindre le cap Joseph Good, pour nous voir repousser par les trains de glace flottante. Nous finissons par nous réfugier sous le cap Wilkes, tout près du campement où j'avais passé la Noël de 1808, au cours de cette malencontreuse expédition où j'avais eu les deux pieds gelés en faisant route vers le fort Conger au milieu de l’hiver.
L'aspect de la glace était si peu favorable vers le nord, du côté de la Terre de Grinnell que je me décidai à vérifier l’opinion que je m'étais faite sur ces régions pendant les quatre années que je les avais explorées. J'étais arrivé à la conclusion que les canaux Kennedy et Robesson offrent probablement plus de facilités de navigation du côté du Groenland que de celui de la terre de Grinnell. Aussi, confiant dans les qualités
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