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nais encore une fois très soigneusement le cap Sabine et le port Payer. Je suis très contrarié d’être obligé de renoncer à mon projet d’y établir une base secondaire, comme J'en avais exprimé l'intention dans le programme que J'avais soumis au Club Peary. Mais l’état de la glace est absolument défavorable. On se décide à piquer une pointe vers l’est. Nous retrouvons l’eau libre auprès de la presqu'île Bache et nous g'agnons une petite baie du côté sud de la pointe Victoria, au nordouest de la presqu'île, où nous établissons un dépôt de barques, de charbon et de provisions.
Les avantages de cette localité comme base secondaire d’une expédition se dirigeant vers le nord par le détroit de Smith, qui constitue la « route américaine », m'avaient apparu clairement dès 1808. Dans tout voyage futur 1l sera bon de lui donner la préférence sur le port Payer. Elle a en sa faveur d’être à proximité d’une région qui abonde en gibier, d’être accessible pendant tous les mois de l’année, enfin de jouir d’un climat plus égal et moins orageux.
Quittant la presqu'île Bache, nous filons sur la pointe Hayes à travers une glace disloquée, ayant tout près de nous, à tribord, une banquise épaisse. Nous étions plus heureux qu’en 1808, où le Windward mit cinq Jours à traverser l’entrée de la baie Princesse Marie. La nuit était belle. Le long du rivage du cap d’Urville, je distingue tous ces rochers que je connais si bien pour avoir hiverné dans ces parages sur le Windward, en 1808-1800.