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de falaises où j'avais, en 1002, établi un dépôt de provisions, une petite cache pour le retour.

Quand la marée battit son plein, la glace nous enserra de plus en plus, poussant fortement le Æoosevelt contre la banquette côtière. Il n’y avait pas encore péril en la demeure; mais comme de nouvelles pressions ne pouvaient manquer de se produire, Je fis creuser l’icefoot sur toute la longueur du navire, de manière à lui ménager un plan incliné qui lui facilitât la possibilité d'échapper aux pressions.

Une neige fine tomba sans interruption pendant toute la journée du 5. À minuit, où ne voyait au-dessus de l’horizon qu’un tiers environ du disque solaire. La neige persista pendant la journée du 6 et l’état de la glace resta le même. Après souper, nous observâmes, du haut d’une colline, des flaques d’eau qui s’étaient formées à quelque distance du rivage. Il s’était évidemment produit une détente dans la banquise, suffsante pour former un bon chenal côtier sous l’action d’un vent du midi un peu frais.

J'expédiai deux groupes, de trois chasseurs chacun, à la chasse au bœuf musqué. Ils emportaient des vivres pour dix jours et se dirigèrent l’un vers le sud-est, l’autre vers le sud-ouest. D’autres Esquimaux partirent à la chasse au lièvre.

Le 7, le temps se leva suffisamment pour nous permettre de voir, pour la première fois, le cap Hécla et la chaîne des monts États-Unis.

Le 8 septembre fut une journée radieuse. Trois de

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