DÉBARQUEMENT PARTIEL
soulève d’un bond jusqu’à ce que son hélice devienne visible au-dessus du niveau de la mer. L’éperon de l’énorme ffoc va se briser contre le rebord de /’icefoot, et sous le Roosevelt à l'avant, à l’arrière, dans lequel 1l effectue une large brèche. Puis le bloc est arrêté dans son élan; la commotion se transmet à son rebord extérieur, entamé par d’autres /foes qui viennent à leur tour se jeter contre lui avec un fracas de tonnerre. Ils en arrachent de gros fragments qu'ils entraînent avec eux dans leur course désordonnée. Le Roosevelt est complètement hors de l’eau, mais il a échappé à la destruction.
À la renverse de marée, le navire tend à reprendre sa position normale, mais le mouvement s’arrête bientôt. Nous ne nous retrouverons complètement à flot que ’été prochain. Je prévois de nouvelles pressions aux marées prochaines; peut-être même nous verrons-nous forcés d'abandonner le navire. En vue de cette éventualité, je fais débarquer aussitôt une certaine quantité de charbon, ainsi que l'équipement et toutes les provi- Sion.
Ce travail se poursuivit pendant quelque trente-six heures sans interruption. Tout le monde y prit part, officiers, marins et Esquimaux. Il n’y eut pas jusqu'aux femmes et aux enfants qui ne se missent de la partie. On établit des planches qui permettaient de faire glisser les caisses de provisions du pont sur lrcefoot. Là, les Esquimaux les recevaient et les éloignaient du bord de la banquette; enfin les femmes les chargeaient sur des traîneaux et les poussaient jusqu’à un emplacement
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où elles fussent à l’abri du danger d’être englouties par suite d’üne dislocation subite de l’icefoot lui-même. Ce
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travail nous aurait pris beaucoup plus longtemps à mener à bonne fin sinous n’avions pas eu la précaution, les jours précédents, de retirer des cales presque tous
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les approvisionnements et de les caser sur le pont. Pendant que nous étions occupés ainsi, un des Es-
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La nuit suivante, il se produisit une pression de peu
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