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PRÉPARATIFS D’HIVERNAGE

effet de former des nappes d’eau libre plus ou moins étendues. Jusqu’au 16 octobre, un navire qui se serait trouvé au sud du cap Rawson aurait certainement pu contourner ce promontoire et gagner l’endroit où nous nous trouvions, encore plus facilement que ne l’avait fait le Roosevelt le 5 septembre. Une fois même, un tel navire aurait pu, en passant à une centaine de mètres au large de notre position actuelle, pousser sans encombre jusqu’au cap Joseph Henry. Il va sans dire que dans ces conditions la température se maintint beaucoup plus élevée que nous ne nous y attendions.

Le 1° octobre notre butin, en fait de gros gibier, comprenait soixante-treize bœufs musqués et vingt-sept rennes, cent têtes en tout. C’est à cette date qu’on établit pour la première fois de petits poêles dans le carré d’arrière. Le 2 octobre on éteignit pour l’hiver les feux des chaudières. Le 3 octobre, je poussai une reconnaissance dans la direction du cap Hécla, le long de la route que je comptais suivre au printemps. Les observations que j'avais faites en 1902, m’avaient amené à penser qu’il devait exister une route meilleure que celle qu’avaient suivie les Anglais et qui traversait la presqu’ile Fielden. Je désirais aussi examiner le voisinage de la baie Clément Markham au point de vue de la présence dans ces parages des bœufs musqués.

Quittant donc le Roosevelt, je gagnai en deux étapes l’entrée de la baie Clément Markham. Je consacrai une Journée à pénétrer dans le goulet jusqu’à une certaine distance et à en ressortir; deux jours après, j'étais de

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