ENDURANCE DES ESQUIMAUX
glace, recouverte d’une couche de neige plus profonde et plus molle qu'au sud du « Grand Lac ». Nous ne rencontrons point de glace de formation nouvelle et très peu de digues de pression récentes.
Nous arrivons à l’29100, terme de l’étape de Henson. J'y trouve son rapport, où 1l n’est question que de la route pénible qu’il lui a fallu suivre, de la fatigue qui les accable, lui et ses hommes.
Le soleil, qui désormais ne descend plus à aucun moment au-dessous de l’horizon, perce un instant les nuages pendant que nous installons notre campement.
Toute la nuit, le vent du nord ne cesse de souffler; l’atmosphère s’épaissit.
L’état des choses est le même le 4, lorsque nous
nous remettons en route. On a peine à suivre la piste presque effacée par le vent, sans compter les bourrasques de neige qui nous assaillent à tout moment; balayée par le vent dans les endroits unis, elle est arrêtée par les accidents de terrain et y forme une couche profonde et molle.
Certes il y aurait de quoi décourager sérieusement le commun des mortels, mais mes petits « enfants de la glace >» à la peau brune ne se laissent pas arrêter pour si peu. Il fait bon voir l’entrain avec lequel ils font franchir à leurs traîneaux les passages les plus difficiles. On dirait qu’ils n’ont fait que cela toute leur vie.
Le vent et la brume recommencèrent pendant la nuit et persistèrent longtemps; nous partîmes le 5 à
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