TE
Lg He $ ‘L #'4 r2% LE à | 1 1 à Ni pl
SE en TT SU UE
3 h. 30 du matin. Ce n’est qu’avec une attention de tous les instants qu’on arrive à suivre la piste. Cet effort continu est très fatigant pour les yeux. Je forme la résolution de l’éviter -autant que possible à l’avenir en ne voyageant, par un temps de brouillard, que lorsque j'y serai absolument forcé.
Nous commençons, pendant deux heures, par franchir péniblement une zone accidentée où la neige est profonde. Ensuite nous nous trouvons sur des /ffoes anciens à crête bleue, dont quelques-uns sont les plus massifs qu'il m’ait jamais été donné de voir. Ils sont séparés les uns des autres par des digues de pression de formation ancienne.
Je ne suis guère surpris, au bout de six heures de marche, de rattraper Henson et son groupe. Ils ont établi leur campement. « Trop de brouillard pour voir où l’on va; tout le monde plus ou moins inquiet de se trouver s1 loin; la route pénible », et autres doléances. Mes hommes se mettent à construire un 2900. Il ne reste qu’à former des vœux pour que le soleil arrive à dissiper le brouillard, comme il l’a fait la veille, afin qu’on puisse bientôt se remettre en marche. Pendant qu’on bâtit la hutte, une crevasse se forme à grand bruit presque tout autour de l’endroit où nous nous trouvons; le vent augmente de force; une neige épaisse se met à tomber.
Une fois la hutte terminée, mes hommes réparent leurs traîneaux. Toute la nuit le vent d’ouest sévit, la neige tombe à gros flocons serrés. À un moment donné,