‹ Plutarque a menti 1923Chapitre 29 sur 59 · FUIT · texte numérisé non relu

FUIT

l'attaque ait lieu par la rive droite. Galet Ar aors que le maréchal French — qu'il n'a pu joindre dans la. journée — n'a pris aucun parti et (se réserve d'étudier la : situation avant de décider sur opérations ultérieures De nouveau Geallieni saisit le téléphone, dans cette même

soirée du 4 septembre. Voilà l'instant décisif, à mon avis. Joffre s'engage à obtenir de French qu'il marchera le 6, par la rive gauche de ia Marne, dans Île prolongement de l’armée de Paris. C'est l'attaque générale décidée ! On ne voit pas Joffre hésiter, renvoyer à plus tard sa réponse, non: !l répond catégoriquement. Joffre a, en effet, le sentiment très vif de son autorité. Sollicité sur un point précis, mis en face de raisons concluantes, il n'hésite jamais et répond oui ou non. C'est le cas qui se produit par deux fois dans cette soirée, Gallieni étant le solliciteur de l’ordre, et combien pressant ! Si le conseil de guerre s'est tenu avant les communications téléphoniques, pourquoi Jofire a-t-il donné à Gailieni la peine de ie convaincre ? S'il s'est tenu après, Joffre n'a plus eu besoin de mettre en discussion une décision prise puisqu'en

engageant l’armée anglaise, il décidait implicitement | l'offensive générale. Pour moi, je suis tenté de simplifier : la scène, à la mesure des circonstances. Le fameux : « Messieurs, on se battra sur la Marne », je l'entends comme l'indication donnée par Joffre à ses collaborateurs …

d'une décision qu'il vient de prendre.

Assurément, je vois bien ce que le récit de M. Hano-

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