‹ Plutarque a menti 1923Chapitre 31 sur 59 · V2 MY · texte numérisé non relu

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tant d'autres. ’ Toutefois, 1l convient d'insister sur un point, pour annihiler le reproche lancé à Gallieni d’avoir obligé Joffre à attaquer trop tôt. On se souvient que l'appartition de Maunoury, le 5 septembre, sans arrêter

d'abord le moins du monde l'élan de Kluck, l'a obligé à détourner successivement ses corps d'armée de leur | direction primitive vers le Sud-Est, pour faire face à

l'attaque sur son flanc droit. Cette conversion devait créer, le 7, entre son Armée et celle de Bulow un espace vide dans lequel Franchet d'Esperey, avec l'esprit de décision admirable qui le caractérise, se jeta avec vigueur. Le fait que les derrières de Kluck étaient menacés influa : moins, à cette date, sur l'esprit au G. Q. G. allemand 4 que la manœuvre de débordement contre Bulow En effet Maunoury ne disposait pas d'assez de forces pour cons | tituer un danger sérieux ; le soir du 7 septembre il était : contraint de reculer, On ne coupe pas :es derrières d’une aussi vaste armée que l'armée allemande avec sept divisions déjà éprouvées. Kluck, s'il avait apprécié le danger à sa juste valeur, se fut borné à contenir son adversaire en arrière de l'Ourca, en gardant la majeure partie

Ü de ses forces au Sud ; il eut pu ainsi conserver sa liaison 4 avec Bulow. Si la VIS avait attaqué en même temps que les autres, le 6 septembre, les choses se fussent passées | ainsi. Kluck n'aurait pas été tenté de se débarrasser de | Vaunoury, puis, de le déborder : il aurait été contraint à de faire face au danger partout également à la fois. Au à

contraire partant un jour plus tôt l'attaque de la VI® Armée ncita le Général allemand à croire qu'il avait le temps de

régler son affaire à l'agresseur de son flanc droit. et de ramener ensuite tous ses corps vers le Sud pour continuer la marche en avant. Malheureusement pour lui, Franchet arrivant sérieusement au contact, lie / septembre, s était rendu compte qu'il n'avait qu'un rideau en face de lu et poussait de l'avant ; le 8, il s'était imsinué entre le flanc gauche de Kluck &t le flanc droit de Bulow. C'est à cet instant précis que Kluck ordonne pour son compte la retraite. En se retirant, il découvre davantage Bulow qu est obligé d'opérer un recul semblable, par lequel il devait découvrir à son tour le flanc droit de Von Hausen. On sait la suite. La bataille de la Marne était straté giquement gagnée

Mais ce schéma de manœuvre qui a l'inconvénient de rappeler l'échiquier ne doit pas faire oublier que l'héroisme des soldats français, décidés à vaincre ou à mourir, fut quand même ie principal facteur de la victoire. Le Commandement ennemi s'attendait à trouver notre Armée en pleine décomposition, après une si dure et si longue retraite. [} tombait sur des phalanges de héros, attaquant sans trève et dont les forces semblaient ne plus avoir de limites. Cette vigueur lui fit redouter le désastre s'il proiongeait la lutte puisqu'il avait le désavantage d'être

manœuvré. En Chefs connaissant leur rudiment, les Géné-

raux allemands n'insistèrent pas. La convention du jeu

guerrier exige, en eflet, que toute armée menacée sur = \ 2 pe ( . (2 ?

ses flancs se considère comme en état d'infériorité. Îls

obéirent sans tarder à la règie du jeu, ce qui assura notre

victoire complète et le salut de leur armée, Nous verrons,

ane la suite, toute convention s un e un

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