LONGUE
Après la défervescence de cette pneumonie, qui s’est accompagnée d’ailleurs d’une atteinte très marquée de l’état général, le sujet reste longtemps abattu et fatigué. Il a perdu 10 kilos et ne reprend que 800 gr. en un mois. T1 tousse, mais ne crache plus. En raison de cet amaigrissement, et comme avant la pneumonie, le malade avait déjà commencé à tousser depuis 4 à 5 mois, son médecin l'envoie au dispensaire afin que l’on fasse une radioscopie et une analyse des crachats.
A l’examen le 21 mars on se trouve devant un sujet amaigri, pâle et fatigué.
L’auscultation montre dans la région sous-épineuse et sous la clavicule gauche une diminution du murmure vésiculaire sans bruits surajoutés. La radioscopie et le cliché radiographique montrent une image triangulaire à base axilaire à somment hilaire, d’opacité non homogène. Une homogéinisation des crachats ne montre pas des bacilles de Koch.
Le malade revient au dispensaire à plusieurs reprises : en avril, en juin, en octobre 1932 et en mars 1933. On assiste à une disparition progressive de tous ces troubles. L'état général s'améliore peu à peu, la fatigue diminue et ie poids augmente.
A l'examen radiologique on note une régression de l’image pathologique : en juin on ne trouve plus que des fines marbrures au tiers moyen gauche : en mars 1933 on ne remarque plus qu’une simple diminution de transparence dans la même région.
Observation IV.
(M. Rist et Mlle Blanchy.)
Mme Man... Florence âgée de 42 ans, sans profession est prise, le 6 janvier 1932, d’un grand frisson suivi d’une brusque élévation thermique à 39° et ressent une douleur dans le côté droit du thorax.
Le médecin a posé le diagnostic de pneumonie franche.
Inquiétée par cet épisode pulmonaire aiguë, la malade vient au dispensaire Léon Bourgeois le 15 mars 1932 ; bien qu’elle ne se plaigne de rien : elle ne tousse pas, crache à peine le matin, elle n’a pas maigri. L'examen clinique pratiqué à cette date, ne permet de déceler aucune anomalie, mais, un cliché thoracique révèle l'existence d’une opacité de la base droite constituée par des taches et des marbrures.
Le diagnostic de tuberculose lobaire droite inférieure est alors posé en dépit de deux examens de crachats négatifs dont l’un pratiqué après homogénéisation ; un traitement par les sels d’or est institué et la malade reçoit 6 gr. 20 de crisalbine, dont les injections sont cessées le 18 octobre 1932.
Régulièrement suivie au dispensaire Madame Man. a été radiographiée le 12 juillet, le 18 octobre 1932 et le 22 février 1933. Ces clichés permettent de suivre la diminution lente, mais progressive de l’ombre radiologique de la base droite, et le dernier montre que cette ombre est en voie de disparition.
De nombreux examens de crachats ont été répétés de