‹ Pneumonies prolongéesChapitre 14 sur 21 · LUE · texte numérisé non relu

LUE

mars 1932 à mars 1933 : ils n’ont jamais permis de mettre en évidence le bacille tuberculeux (15 juillet, 12 septembre, 14 octobre 1932 et 28 février 1933.)

Observation V.

(M. Rist et Mlle Blanchy)

Le Mœ.…. René âgé de 32 ans, employé du réseau de l'Etat, est adressé au dispensaire Léon Bourgeois par son médecin traitant le 29 juillet 1932 après une pneumonie droite typique mais particulièrement sévère ; En pleine santé, le 21 juin 1932, cet agent a été pris brusquement de céphalée et de courbatures, sans frisson ; le même jour un point de côté sous-mamaire droit violent accompagné de dyspnée, apparaissent tandis que la température s'élevait à 39,5 et qu’une éruption d’herpès labial était notée. Le diagnostic de pneumonie franche lobaire aigué est posé sur l’ensemble du tableau ciinique et sur les signes d’auscultation.

Le neuviève jour la défervescence se produit, suivie d’une crise urinaire, mais le malade bien qu’apyrétique demeure très fatigué, et remarque qu'il a maigri de 7 kilos du 21 juin au 15 juillet. A cause de cette convalescence atypique, le médecin envisage rétrospectivement la possibilité d’une tuberculose pulmonaire à début aigüe et demande un examen radioscopique.

Quand le malade est vu pour la première fois au dispensaire Léon Bourgeois, le 29 juillet 1932, il n’accuse aucun symptôme fonctionnel, mais se plaint d’une asthénie persistante et s'inquiète d’avoir maigri.

MT, TEE

L'examen clinique ne révèle qu’une submatité avec diminution du murmure vésiculaire, dans les fosses sus et sous épineuses droites ; en avant la respiration s'entend normalement. Une nouvelle et récente éruption d’herpès est encore visible sur la lèvre supérieure. Un enrouement net est alors noté par lequel un examen laryngoscopique est pratiqué dans les jours suivants. Mais ce qui frappe surtout, à cette date, c’est-à-dire un mois après la défervescence, c’est l’existence à l’examen radioscopique, d’une opacité non homogène, constituée par la juxtaposition des taches d'’inégales grandeurs, qui occupe les deux tiers supérieurs du poumon droit et s’arrête à la scissure. Sur un cliché radiographique l'aspect est celui d’une tuberculose micro-nodulaire à topographie lobaire supérieure droite.

Une mise en observation est décidée et le malade est admis dans le service, le 16 août 1932.

A cette époque tout concourt à faire poser le diagnostic de tuberculose pulmonaire : l’existence d’une température subfébrile qui oscille entre 37,2 et 37,9, la discrétion des signes d’auscultation et l'interprétation erronée de la laryngite catarrhale par un laryngologiste novice, qui assurait en cette période de vacances, le remplacement du titulaire, et qui conclut à la nature tuberculeuse de cette complication. Un pneumothorax thérapeutique était envisagé et tout près d’être tenté, n’eût été le fait paradoxal que les expectorations s'étaient révélées abacillifères, même après homogénéisation, le 30 juillet, le 9 août, le 24, 26 et 31 août, tandis qu’un nouveau cliché radiogra-

ape

phique pris le 2 septembre 1932 ne montre aucune modification. On conclut alors à une séquelle radiologique de pneumonie, le malade quitte le service complètement apyrétique, le 4 septembre, n'ayant accusé aucun signe fonctionnel nouveau : l’absence d’expectoration et de fièvre, la reprise du poids, l’aspect radiologique permettent d'éliminer l’hypothèse d’une complication suppurative locale. Cet agent a pû reprendre ses occupations le 20 septembre et travaille régulièrement depuis cette date.

De nouvelles radiographies ont été prises le 15 octobre, le 20 décembre 1932 et le 28 mars 1933 :

Un (effacement progressif est incontestable mais n’a pas encore abouti après 9 mois à la restitution d’une image thoracique normale comme en témoigne le dernier film.

Trois examens de crachats après homogénéisation ont été négatifs aux mêmes dates.

Rien ne permet actuellement de penser à une complication tardive telle une bronhectasie.

PATHOGENIE

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