HISTORIQUE
L’attention des anciens auteurs a déjà été attirée sur les pneumonies prolongées et nous les trouvons signalées pour la première fois dans le « Traité des phlégmasies » de Broussais. Après lui, Chomel, en 1827 parle de la terminaison lente de certaines pneumonies, mais il ne différencie pas la pneumonie franche prolongée.
Rilliet et Barthez, dans leur « Traité des maladies des enfants », attirent l'attention sur certaines pneumonies de très longue durée.
Grisolle, en 1841, signale la résolution lente de certaines pneumonies et la considère comme la première phase du passage à l’état chronique. La même interprétation est donnée par Charcot (Thèse d’agrégation 1860) et par Leyden en 1880.
La première explication pathogénique sur la prolongation de certaines pneumonies est tentée dans la thèse lyonnaise d’Hyvernat qui invoque les lésions du système lymphatique comme facteur de rétention des exsudats au sein des alvéoles, laquelle rétention serait à l’origine de la lente résolution de la pneumonie aigué.
Bing en 1864, Tardeus en 1888, Ziemsen rapportent des cas de pneumonies où la fièvre à une durée anormalement
longue, où la résolution est très lente — et qui ressemblent à s’y méprendre à la tuberculose pulmonaire. En 1891, Tripier et Bret essayent de préciser la nosologie
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de ces faits en distinguant des pneumonies franches, des pneumonies prolongées, des pneumonies passées à l’état chronique et des pneumonies chroniques.
La question des pneumonies franches d’une durée anormale était posée par l'opposition aux pneumonies chroniques.
G. Caussade insiste, au point de vue clinique sur l'erreur de diagnostic que l’on pourrait commettre dans ces cas avec la tuberculose pulmonaire .
D'’Espine rapporte les observations de pneumonies prolongées au Congrès de Rome en 1894. En 1900 la pneumonie prolongée est l’objet d’une discussion à la Société de Pédiatrie de Paris.
Comby rapporte également plusieurs observationset distingue les ‘variétés suivantes : Pneumonies serpigineuses, doubles, successives, à rechutes, secondaires.
Raybaud en 1902, Rénon en 1903, Legendre en 1905 étudient à leur tour les pneumonies prolongées. En 1906 Mile Bourgeois fait sa thèse inaugurale sur ce même sujet, elle conclut de la facon suivante : « Dans les formes prolongées la défervescence peut être retardée par des causes multiples : le processus est prolongé quand la pneumonie prend une marche ambulante, quand il se produit des foyers successifs, ou encore un foyer du côté opposé à celui qui a été primitivement atteint ». :
Et elle ajoute encore ceci, qui nous intéresse particu- BHèrement, car c’est le but de notre thèse :
« À la suite de la pneumonie des signes physiques « peuvent persister pendant des semaines et des mois ;