ON AIME LA GRANDE RÉPUBLIQUE
L’an 1917 qui commence
En ces jours remplis d'horreur, Le pauvre Poilu, lui, pense
Qui peut lui porter du bonheur.
Une Miss vient de paraître A son reveil, et lui demande Son désir, son bienêtre, Petit colis, lui faire offrande.
A son tour le Poilu regarde
Ses jolis yeux, la bonté même,
Les traits d’un ange qui s’attarde Sur toi, Poilu; c’est qu’elle t’aime.
“Prends ce cadeau sans réflexion
Et souviens-toi qu’en Amérique
On aime la grande République
Où nous donnons notre affection.
ON AIME LA GRANDE REPUBLIQUE — cont.
“Sois héros, oublie tes souffrances Nous compatissons à tes peines.
Ce colis aux enfants de France, Souvenir de l’Américaine.”
Et le Poilu répond ceci :
‘ Ange consolant qui veille Sur mon sommeil, je m’éveille En te disant: Merci!”
EN REMERCÎMENT AUX COMITÉS AMÉRICAINS POUR LEURS DONS GÉNÉREUX AUX HÔPITAUX FRANÇAIS 24 avril, 1917.
Quand les États-Unis, en groupe fédéral, Luttaient si noblement pour leur indépendance, Rochambeau, Lafayette et le peuple de France Portèrent leur concours au rêve libéral.
La France, maintenant, subit le choc brutal D'un barbare ennemi. (Comme en reconnaissance, L'Amérique, en ce deuil, soulage sa souffrance, Lui portant par ses dons le réconfort moral.
Avant que d’épouser l’infernale querelle, La République amie, inquiète pour Elle, [42]
Ex REMERCIMENT — continué
De sa sœur en Europe épousait la douleur . ..
Un vent de charité vous guide, mains sublimes,
À travers l'Océan. Merci! Mains anonymes !
Merci pour vos bienfaits! Merci, du fond
du cœur.
(Un blessé)