SOUVENIR RECONNAISSANT
Je ne saurais chanter sur un rythme guerrier
Vos viriles vertus, Ô ma chère infirmière
Car je trouve qu’il est plus doux de vous parer
Des touchantes vertus divinisant la Mère.
” Pendant longtemps, n’écoutant que votre bonté,
Au grand enfant pour qui vous étiez maternelle
Votre charmante main a souvent apporté
De gracieux présents qui ne viennent que
d’elle.
Mais que sont ces présents devant le don sacré
Sans cesse répété du meilleur de votre âme ?
Ah, que ce jour est doux, puisqu'il m’a procuré
Le plaisir délicat de vous louer, Madame!
SOUVENIR RECONNAISSANT — continué
Votre fémininité me fut une douceur; La grâce, la pitié fleurissaient votre bouche, Et votre clair regard instillait en mon cœur La résignation me rivant à ma couche.
Rieuse ou grave, vous paraiïssiez devant mes yeux ;
Un rayon de soleil se jouait sur votre aile,
Ange de la Bonté. Et patient ou fiévreux,
Je vous suivais des yeux, attendri et fidèle.
Car vous symbolisiez pour mon cœur alangui
Par l'horreur des combats et la douleur amère
Mes amis, mes Parents; et j'aimais lorsqu’ici
Vous veniez près de moi, Ô Croisée de la Guerre.