CAPITAINE L
On a postcard received November, 1916.
“La guerre est terrible, et Dieu seul sait ce qu’elle coute de sacrifices à la France; mais Elle ne fait que son devoir en combattant avec ses Alliés pour la Fraternité et la Civilisation.
‘UN Porzu CoNVALESCENT.”
Inscription on a postcard sent from America.
“Notre pays pleure pour vous.”
The card was returned with this answer written on it.
“Ne pleurez plus, mais souriez au contraire, car voici l’aube de la liberté et de la délivrance qui se lève. Avec mes remercie-
ments sincères.
Ux Porzu.”
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Letter received February 23, 1917.
“Cher Bienfaiteur :
‘‘Permettez que je vous donne ce nom; vos cadeaux de Noël me sont allés droit au cœur. Hélas! Je me suis contenté de les toucher et de les goûter, car Je ne les ai pas vus; je suis aveugle. Mais si la vue me manque, la voix me reste. Et je vous crie bien haut : ‘vive vous, nos amis Américains, et vive la belle et grande Amérique !””
Letter received March, 1917.
“Nancy, Hôpital Bon Pasteur.
“Aux Dames de Boston :
“Ce sont deux petits poilus de 20 ans, Zouaves, vainqueurs de la Somme et de Verdun, qui viennent aujourd’hui vous remercier des nombreux dons de votre Comité et aussi de l’estime que vous portez à notre chère Patrie; et en vous, Mesdames, c’est tout le grand peuple Américain que nous
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remercions. Nous avons été tous deux plusieurs fois blessés et nos poitrines portent avec fierté la croix; mais là ne s’arrête pas notre orgueil: nous tous, soldats Français, nous avons à cœur de vaincre ou mourir et c’est en chantant notre Marseillaise immortelle que nous nous lançons sur le lâche ennemi qui fuit devant nos baïonnettes. On les aura, les Boches, car la justice et le droit triompheront de la lâcheté et du vandalisme. Vive l'Amérique !
Vivent les Alliés! Vive la France!
“RENÉ BRIAUX, JEAN MoRicE.””
Received June, 1917. “Mesdames :
“Je suis arrivé au front avec un nouveau courage après vos bons soins dont je vous remercie encore. Ma plaie est bien guérie et mon bras solide pour taper sur les Boches.
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ES
On se prepare à attaquer bientôt; cette fois, ‘On les aura.
“Je regarde le soir vers mon village envahi — le vent du nord caresse mon visage; mais, là-bas, il n’y a plus de fleurs; c’est l’odeur de l’incendie que m’apporte le vent.
‘Nous avons, cependant, bon courage; voilà les braves Américains qui viennent à notre aide; c’est un grand réconfort et les poilus Français acceuilleront fraternellement les poilus Américains. Vive lJ’Amérique! Vivent les pays civilisés et honnêtes ! Je ne vois plus rien à vous dire pour le moment, chère Madame. Priez toujours pour moi dans la jolie église du Carbon-blanc.
Dites bonjour de ma part aux camarades de l’hôpital, aux demoiselles, et aux bonnes sœurs. Je suis bien respectueusement, Madame, votre très reconnaissant,
“DiNANT, DAvin.”
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“Vicuxy, Jan., 1917.
“Mesdames et Chères Bienfaitrices :
“Il y a 28 mois la France appela ses enfants à ses frontières violées. Tous, n’écoutant que la voix de la Mère Patrie, partirent pour défendre le droit et la liberté des peuples. Nous nous levâmes tous de grand cœur. Après la sanglante bataille de Charleroi, nous dûmes reculer, reculer, la rage au cœur, jusqu’à la Marne, où, dans un sursaut désespéré, nous opposâmes enfin notre faible vaillance à l'ennemi. Et depuis, luttant dans la boue, dans la neige ou sous la pluie, nous attendons patiemment le moment où notre mouvement en avant rejettera l’ennemi loin de notre chère terre de France.
‘Nous sommes toujours confiants, nous croyons à la Victoire des Armées Aliées, mais cela demande du temps et bien de la patience. C’est une grande consolation pour
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nous de voir que des âmes charitables pensent à nous qui souffrons. Nous ne dirons jamais assez de bien de votre œuvre pour tout ce qu’elle fait, les misères qu’elle soulage.
‘Au nom de tous mes camarades blessés et de tous les ‘poilus Français” je vous dis merci de tout cœur. Nous gardons des dames d'Amérique un souvenir impérissable.
Vous êtes venues à nous, offrant de réparer, dans la mesure du possible, le mal que l’injustice avait créé chez nous. N’en doutez pas, vous avez touché par votre charité, par vos envois si généreux, le cœur de tous Français. Merci des blessés reconnaissants.”
(Here follow the signatures of forty poilus.)
Postcard, April, 1917.
“Salut à la Grande Patrie Américaine dont le drapeau étoilé va bientôt flotter à côté des drapeaux Alliés. Merci à ses enfants
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des soins et des secours qu’ils prodiguent sans relâche aux malades et aux blessés Français. Un malade reconnaissant,