LE TROUBADOUR «MME
Toque de moire , aigrette blanche , Ornaient son front toujours serein OEil doux et vif, allure franche :
11 avait le cœur sur la main.
Désirs orgueilleux de sa vie Ne troublent la félicité ;
Il voit le manoir sans envie , Et la chaumière sans fierté.
CO LE TROUBADOUR D’OCCITANIE
Le nécroman et la sorcière Nont point de part à ses concerts :
11 est enfant de la lumière ,
Et non de la nuit des enfers.
Sa lyre , où le zéphir caresse Rubans aux brillantes couleurs , Chante la rose, la jeunesse ,
Tout ce qui fait battre les cœurs ;
Le premier baiser d’une amie ,
Le premier souffle printanier,
Et le ciel bleu de sa patrie ,
Et ses champs où croît le laurier.
Ou , vers la couche nuptiale , Conduisant de jeunes amans.
Sa voix de la fleur virginale Saluait les derniers momens;
LE TROUBADOUR D'OCCITANIE
Ou bien , partageant les délices De quelque couple fortuné ,
Elle appelait des sorts propices Sur la tête du nouveau-né.
Mais quand des gloires solennelles Sollicitaient un noble essor ,
Son esprit dirigeait ses ailes Vers un espace vierge encor.
11 disait l'héroïque Charles ,
Avec les comtes toulousains,
Dans les champs de Nîmes et d’Arles Exterminant les Sarrazins.
11 disait la célébré histoire Des chevaliers morts triomphans ,
Et les larmes de la Victoire Qui redemandait ses enfans,
LE TROUBADOUR D'OCCITANIE
Et , des fastes de la vaillance , Parfois ses accords complaisans Descendaient jusqu 'à la cadence De la ronde des paysans.
Mais alors pour lui nul salaire :
Le noble enfant du gai savoir Chantait gratis a la chaumière , Quand on le payait au manoir.
Souvent meme, ange secourable ,
Au riche il donne sa leçon ,
Et dans la main du misérable 11 met le prix d une chanson.
Ainsi , l’honneur et l’harmonie , La bienfaisance et les amours , Du ménestrel d’Occitanie Tissaient les adorables jours.
LE TROUBADOUR D'OCCITANIE
Et , quand le ciel coupait leur trame . Pressant une croix sur son cœur , Paisiblement il rendait famé ,
Et s’endormait dans le Seigneur.
Serfs dont il charma les misères , Bachelettes qu’il fit danser ,
Preux dont il célébra les guerres , Avaient des larmes a verser.
Et , sur le saule de sa tombe Tous les soirs reposant leur vol , Venaient soupirer la colombe ,
Et se plaindre le rossignol.
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Retour.
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février, 17, 20
Carrée seule, consacrée au nouveau c servee de la destruction , et forme au
musee riche en antiquités, mais qui d
les fouilles n’avaient été, dit- on, livr euses. Ce musée contient, en outre p les maîtres anciens et modernes. Au’ p que le fameux Locuste, l’un des chefsenfant de Nîmes, enlevé à la fleur de ment ou il achevait à Rome la copie Ange, dont il était digne de reproduir La fontaine de Diane est située au des eaux abondantes et d’une admin Placement même d’anciens Thermes 1 la deesse s’élèvent à côté de ce lieu d gne d’arbres verts, au sommet de la.
imposants de la Tour- Magne.
Le pont du Gard, sur la route d’I con ledit le plus étonnant des vestic contrée, débris superbe d’un ancien eaux du Gardon, et donton vient de la ville même, il frappe l’esprit et 1 ses constructions. Ses trois rangs d’. superposées avec une audace que 1 une hauteur effrayante, surtout Ion profondément encaissé de la rivièr.
Un ouvrage tout-à-fait moderne la majesté du vieux colosse, c’est I amener les eaux de la Durance à J montagnes plus éloignées l’une d.
e les qu avait reunies le pont du G
Au moment de quitter Nice, j’épr