‹ PoésiesChapitre 17 sur 57 · L'HIRONDELLE DU TROUBADOUR · texte numérisé non relu

L'HIRONDELLE DU TROUBADOUR

Oiseau de longue connaissance ,

Ah! dis-moi, quand reviendras tu Me ranimer par ta présence ?

Je suis , hélas ! de ton absence Tout abattu.

Tu sais combien ma joie éclate , Quand tu reparais sous nos cieux , Quand l’anneau d’étoffe écarlate ,

Qui ceint ta jambe délicate ,

Brille 'a mes yeux ;

Nul autre mortel , je t’assure ,

Ne t’offrira meilleur destin ;

J’étais presque de ta nature ,

Nous partageons même toiture Et même pain.

Quand la naïve damoiseüe ,

Du doigt indiquait notre tour,

L UiRONDLLLE Dl TRülBADOl'R.

GO

La-haut demeure, disait-elle,

Et chante avec son hirondelle Le troubadour.

Tour te recevoir , ma fenêtre Est toujours ouverte a demi ;

Qui peut t’empêcher d'y paraître ?

Crains-tu de retrouver un maître Dans ton ami?

Non , lu ne m es pas inGdêle :

Les serres d un cruel vautour T’auront d’une étreinte mortelle Surprise, o ma pauvre hirondelle!

A ton retour.

Ou volant à perdre courage ,

Pour traverser d’immenses eaux , Sur quelque perfide équipage As-tu rencontré l'esclavage Tour le repos !

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