L’HIRONDELLE DU TROUBADOUR
N' a-t-il pas craint pour son navire, L’impitoyable ravisseur ?
Car j'ai toujours entendu dire, Oiseau du ciel, que de te nuire Porte malheur.
Hélas ! dans la campagne immense , La fleur va faire place au fruit ,
De jour en jour l’été s'avance.
Et de te revoir l'espérance S’évanouit.
Ma voix, si joyeuse et si vive N’aura plus que de tristes chants ; Infidèle , morte , ou captive ,
Ta perte la rendra plaintive Pour bien long-temps.
iiUô Ipicmitre Une.