‹ PoésiesChapitre 35 sur 57 · PROMENADE SUR MER · texte numérisé non relu

PROMENADE SUR MER

A dit à mon oreille un esprit généreux.

Ainsi de notre vie , en ce secret asile ,

Le cours s’achèverait transparent et tranquille ;

Dans le sein du bonheurnous nous verrions vieillir : La mort meme , la mort ne viendrait nous cueillir Que comme un fruit mûri dans la saison d’automne ; Non pas dans l’appareil que la terreur lui donne , Mais calme et revêtant la fraîche majesté De la nuit qui descend sur un beau jour d’été.

Mais je parle du ciel , et la terre m’appelle ,

Les tours de la cité sonnent l’heure cruelle Ou ton père inflexible a fixé ton retour.

Ah î quand le temps se sert des ailes de l’amour , Sur les pauvres humains comme il passe rapide ! Déjà l’esquif par toi se détourne et me guide Vers ces murs dont le bruit commence à me saisir , Et que j’avais laissés avec tant do plaisir.

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