‹ PoésiesChapitre 34 sur 57 · PROMENADE SUR MER · texte numérisé non relu

PROMENADE SUR MER

Tes charmes enivrans quelquefois m’ont jeté î Combien mon cœur ressent de jalouses atteintes Mais je sens sur la mer s’évanouir mes craintes , Avec ce bord où j’ai baissé tous mes rivaux ;

Et qui semble en fuyant s’abîmer sous les eaux. Pour mieux te dérober au reste de la terre ,

Que n ai-je en mon pouvoir une île solitaire ! Ses bocages , pour nous plus verts et plus épais , Doubleraient le mystère et l’ombrage et le frais ; Les roses au zéphir , avec plus de délices , Livreraient le parfum de plus brillans calices.

L'a serait ce bonheur que nous cherchons en vain Chaque feuille agitée aurait un bruit divin.

L'a dans un même élan nos deux âmes unies Exhaleraient au ciel les mêmes harmonies; Comme sur le gazon deux limpides ruisseaux Confondent leur murmure en mariant leurs eaux L'a ? le bras appuyé sur tes blanches épaules ,

Je te révélerais les suaves paroles

Que j pour me consoler en des rêves heureux ?

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