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Mais aussi le poète a scs momens de doute ,
Ou tout ce qu’il produit F ennuie et le dégoûte ;
QUI MONT ADRESSÉ DES VERS. 35i
Où son désir de gloire est pareil à l’affront Qui fait que l’ame est triste et qu’on baisse le front ;
Où le mépris de soi nous rend d’humeur si sombre y Que l’on voudrait pouvoir s’arracher de son ombre ; Où l’on porte la lyre en dessous du manteau ,
Comme un brigand ferait d’un ignoble couteau :
Où l’ardeur qui nous brûle est amère folie ,
Où tout ce qu’on entend et voit nous humilie ;
Où dans chaque sourire et dans chaque coup d’œil On croit voir un brocard tomber sur notre orgueil > Tout le ricanement du démon de la prose ;
Où tout ce que le monde a de sot nous impose ;
Où l’œuvre la plus belle est un enfant de mal Qu’il faut jeter de nuit au tour d’un hôpital.
Oh ! qu il est bon alors que quelque ami sublime Au talent qui rougit rende sa propre estime ,
Ramène dans le ciel son esprit qui s’abat ,
Et , faisant à ses yeux luire son propre éclat ,
Lui fasse incontinent , de sa main qui défaille ;
Palper son diadème , ou mesurer sa taille.