‹ PoésiesChapitre 8 sur 57 · DANS L’OBSCURITE · texte numérisé non relu

DANS L’OBSCURITE

La gloire ; oiseau divin , phénix né de lui-même ,

Qui vient tous les cent ans , nouveau ,

Se poser sur la terre et sur un nom qu’il aime ,

Et qu’on y voit mourir ainsi que son emblème ,

Mais dont nul ne sait le berceau !

Ne t'étonne donc pas qu’un ange d’harmonie Vienne d’en haut te réveiller ;

Souviens-toi de Jacob ! Les songes du génie Descendent sur des fronts qui n’ont dans l’insomnie Qu’une pierre pour oreiller !

Moi-meme, plein des biens dont l’opulence abonde, Que j’échangerais volontiers Cet or dont la fortune avec dédain m’inonde Pour une heure du temps où je n’avais au monde Que ma vigne et que mes figuiers ;

Pour ces songes divins qui chantaient dans mon ame; Et que nul or ne peut payer ,

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